15/05/2013

feb, medef et autres cannibales

Quelque part, c'est une chance que nos chers puissants ne soient plus issus de l'aristocratie mais de l'héritage pécuniaire de leurs prédécesseurs... peu cultivés, ils ignorent sans doute que leur caste de décideurs a affamé à tel point les peuples par le passé qu'ils ont fini au bout d'une corde, guillotinés...

08:51 Écrit par gorgo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29/03/2013

Je suis un indien

Aujourd'hui, je m'en libère. Je sais que ce n'est sans doute pas le dernier, mais je m'en libère !

 

Ca vaut bien un petit texte, ça. Quelques mots pour ne pas oublier. Ce qui me pousse à l'abstinence aussi bien que ce qui a été positif. Ouverture d'esprit, par expérience décalée. Passage obligatoire du philosophe. Substance ou pas.

 

 

 

Abstinence, maladie... mais je sais que j'ai affaire à un produit nocif. Nocif pour moi, qui ai tant de mal à me fixer des limites. Parfait pour un employeur, l'horreur et l'enfer pour ceux qui m'aiment. Pas de limite, no limit... no future ? Excuse courante : l'expérience est un devoir moral. Contre argument évident : c'est la continuation d'une seule expérience que j'expérimente. Pas intéressant... la première: amis nocifs, produits nocifs. Souffrance mal orientée, auto-destruction. Expérience métaphysique, unique.

 

 

 

Avant de m'appeler colère, je m'appelais souffrance. Colère est mon nom, mon nom de guerre, forgé dans les larmes et le désespoir. Souffrance est mon nom de famille. Sang et sueur, perversion et manipulation. Ma vie ne peut être que tragique : s'il n'y avait pas eu de retournement possible, si mon destin mon fatum avait été de m'appeler souffrance, je serais mort depuis longtemps. Le suicide n'est pas une option pour qui a décidé que son nom de guerre serait Colère. Il y a des combats où c'est la haine qui guide mon épée.

 

 

 

Je fume les périodes où souffrance est mon nom. Bien souvent lorsque la colère ne trouve plus de moyen d'expression. Je bois lorsque colère est mon nom. Une déformation de la perception qui permet d'y inclure tous les objets de ma haine sanguinaire.

 

Je bois et je fume pour trouver un méta-équilibre. Un équilibre à long terme. Ce n'est pas une constatation, c'est une induction : perte du contrôle de ma ou mes consommations, dépression, confusion amour/sexe, ...

 

 

 

En fait d'équilibre, je surcharge la balance de chaque côté : fuite en avant. Sur une balance qui pourrait atteindre l'équilibre à partir de 1kg, j'ajoute et j'ajoute de chaque côté afin de rattraper le surpoids déposé de l'autre. Est-ce une surprise ? La balance a cassé...

 

Maladie de l'âme : destruction d'une machine désirante, par excès de carburant...

 

Abstinence : trouver un équilibre qui ne soit pas basé sur des substances ou des comportements nocifs pour moi et ceux qui m'aiment.

 

La société je m'en fous, je lui tourne le dos avec dédain. Ceux qui détiennent le pouvoir ont trahi le contrat social de tout système qui se dit démocratique. La société n'a pas besoin de moi, et je n'ai plus besoin d'elle. Fini de se bousiller artères et neurones à essayer de trouver les compromis qui permettraient à ma personne tourmentée autant que révoltée de composer avec une société qui a bien du mal à garder le cap du mieux pour l'homme. Nous avons échoué, avec notre système économico-politique, à créer une société harmonieuse. Stop ! Je passe à autre chose.

 

Bienveillance ou ignorance sont devenues mes seules modalités de comportement social.

 

 

 

Abstinence, comme le mot fait peur à celui qui a fait de l'excès un semblant de ligne de vie. Sauf que j'en meurs, et que j'en souffre plus qu'en jouis, de mes excès. Sauf que je ne sais plus très bien où se trouvent les frontières du réel et du virtuel. Mondes virtuels, monde virtuel, amours virtuelles, vie virtuelle, mort.

 

 

 

Abstinence à l'extinction de mon désir, et abstinence à l'explosion de haine incontrôlable.

 

Je suis un apache. Je suis un indien... il est temps de reprendre les sentiers de la liberté !

 

10:31 Écrit par gorgo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/03/2013

A la recherche de mes vieux poèmes

Ecoute, mon bon silence
Le chant du troglodyte
Observe bien l’aisance
De ce poète maudit

Les yeux loin dans le ciel
Très loin de la misère
Se promenait untel
Perdu dans ses affaires

Ne voyant le bleu
Ni ne sentant l’air
Errait ce morveux
Brillant homme d’affaires

N’entendait l’éternel
Que par images charnelles
Ne laissait ses affaires
Que pour une femelle

Un jour, audacieux,
Misant sa misère,
Perdit à ce jeu,
Et revint sur terre

Mais sitôt la belle
Sa belle d’alors
Voyant l’éternel
Dans ce qui est or,
S’en allait gaiement
Vers nouvel amant

L’hôte de ce chant,
Seul et sans argent
Regarda le ciel
Un peu plus longtemps

Regarda les arbres,
Les sentit vivants,
Rêva les oiseaux
Dansant dans le vent

Compris l’essentiel
D’une coccinelle
D’une fleur aussi
Ivresse naturelle

Ainsi d’un malheur,
Qu’il voyait comme tel,
Naquit une ardeur
Intellectuelle

Loin de nous, dans une grotte,
Mangeant baies, croquant pommes
Il touche l’éternel
Il naît ici un homme

10:17 Écrit par gorgo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/03/2013

Relâchements

 

10:00 second joint. Parti avec l’intention de ne pas fumer de la journée. Je sens le couperet qui va tomber : pas de shit ! pas de beu ! drogues interdites !, alcool, shit, mêmes déchets au final, mêmes comportements frénétiques… Passer une vie entière dans la sobriété, devenir un vieux monsieur sérieux comme sont sérieux tous ceux-là qui pensent que le grand cirque universel a un sens, et que s’ils défaillent, le sens va changer…

Garder l’esprit bien en éveil, et assister, dépité, désabusé, aux clowneries, et acquiescer quand celui qui a les plus longues pantoufles me regarde dans les yeux, protégé qu’il est de son masque, et me dit, d’un ton grand seigneur, que tout ça c’est très sérieux ! Que ma vie je la lui dois, à toute cette sériosité.

Sobre à en perdre la raison, faire semblant qu’il y a une différence entre sobriété et ivresse, que la société n’est pas la plus dure des drogues. Que carburer au boulot, au café, à la télévision et aux vacances, c’est pas de la drogue ça, c’est le chemin des gens de bien, de ceux qui vont dans le sens qui est le meilleur pour tous ! Feindre d’ignorer que ue n’importe quelle influence n’est pas une drogue, qui artificiellement fixe les choses et les esprits… alors que tout est mouvement, que tout est continu, que je pourrais vivre en gorille si un clan m’avait adopté… que je vivrais dans une cabane de bambou à siroter de l’alcool de riz si j’étais né sous le levant…

Que reste-t-il devant soi lorsqu’on est arrivé à la conclusion qu’il n’y a de véritable pays que l’Absurdie ?

Que le voyage soit tout du moins agréable, et que les paysages soient beaux, si la beauté est ce qui rend mon pèlerinage désirable. Parce que s’arrêter, ce serait mourir. Purement ou, et c’est le pire, symboliquement. Je suis au moyen-âge de la pensée. J’ai besoin de m’arrêter parce que je sais qu’inlassablement il me faut reprendre le chemin, et qu’à fuir les croisements, je me retrouverai tel ces héros grecs pris dans d’éternels tourments. Si l’unique chemin que je choisis est celui de la destruction, j’aurai beau faire demi-tour, j’en demeurerai sur ce chemin. Je brouille les cartes tant que je peux, je fuis le droit et le rigide, et si je m’arrête quelque part, c’est au milieu d’un carrefour.

Je dois bien le confier, la drogue et l’influence m’ont orientées vers la philosophie. La drogue par le sentiment de décalage par rapport à un état normal de la conscience. L’influence par ce que la drogue a insufflé dans ce décalage. Des histoires d’amour, de pensée, des questions profondes abyssales même. Apprentissage du raisonnement, de la raison, de la recherche de sagesse de, par et vers la drogue. Circuit autistique dont le parcours, si tout cela n’était pas pur délire sous influence de drogues, aura duré plus de 20 ans. Le vieux prisonnier est désormais libre. Mais il a passé 25 ans en prison, un monde en soi, régulé, régulier, jusque dans les codes guerriers, de manière complètement immanente. Déjà le soleil l’aveugle, tellement son rayonnement se dévoile enfin… dans son souvenir, le soleil était le ême qu’en prison. Ce qui est logique. Il n’y a qu’un soleil. Le soleil devait donc être gris comme une grille de prison. Et le voilà qui brille de la liberté, et que, lorsque vieux gorgo retrouve la vision, il ne reconnait plus rien. Sa liberté ne sera que factice : il lui faut, d’abord, comprendre ce qui l’entoure…

Carrefour à arrêt… 10 :30 : troisième joint, celui de la sieste.
10 :31, question : pourquoi cette frénésie ? pourquoi cherché-je en toute circonstance l’épuisement total ? Métaphore de mon état psychique ? Manière de me donner l’autorisation d’être fatigué ?

 

10:34 Écrit par gorgo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Agir

 

J’en ai ras-le-bol de ne pas arriver à me bouger l’arrière-train ! Je tourne comme lion en cage, sauf que lui, il sait ce qu’il veut : sortir de sa cage… moi j’en sais rien, je n’en sais plus rien, je nage dans les limbes, je m’évapore dans les fumées bleues de l’indécision. Je m’éteins.
Je n’ai pas de passion, pas de philosophie, pas de religion, je n’ai pas de dieu et je ne supporte pas les maîtres. J’en arrive à douter de mes capacités à aimer… Il faut réagir ! oui ! Comment ? Comment retrouver ma route ? Pas de plan, pas de carte, pas de GPS, aucune destination, juste le ballotage du bateau ivre… poètes et artistes peuvent invoquer leur vocation pour expliquer leur sur-place social, moi je n’ai que des failles à présenter à mes congénères…

Mélancolie du paresseux. Mes gènes ont oublié que le travail fait vivre… parasite philosophe…

Je ne parviens pas à pointer les vraies questions. Douleur de ne pouvoir s’orienter dans la pensée, honte d’échouer à briser cette coquille qui m’enferme dans mes délires de toxicomane… Comme je peux m’activer pour un peu de shit ! Comme je remue terre et ciel pour une course virtuelle ! L’impasse mène à des impasses… mais quelle était la première ? Je dois trouver ! Sinon je deviendrai un monstre. Un zombie, un automate qui marche parmi vous mais demeure coincé dans le petit univers d’une tête abrutie… Est-ce vraiment vers ça que je veux aller ? Lâcher prise complètement, pour finir dans la rue ou dans un asile ? Remplacer toutes mes addictions par des médicaments uniquement ? Je me vide de plus en plus vite, la réalité me rattrape et est autrement plus compliquée à contrôler que quelques médiocres phantasmes… Je fuis à toutes jambes, je ne veux pas me laisser prendre au piège par mes démons et je me sens incapable d’affronter la réalité autrement qu’en me corrompant de part en part. ET je ne sais pas ce que je fuis, et j’ignore s’il existe quelque part dans ce tout petit monde une place où je pourrais m’arrêter le temps de faire opérer la subtile alchimie de l’idée et de l’étant…

Agir bordel ! Agir !  

10:00 Écrit par gorgo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/03/2013

Carrefours vitaux

 

Je suis donc dans la situation où il m'est nécessaire de faire un choix.

 

Je ne peux que constater un fourvoiement qui m'entraîne dans des impasses. Je ne peux pas me contenter de supprimer l'origine de mon égarement, retirer cette racine qui envenime le reste de mon être. Je dois aussi déterminer une nouvelle direction à prendre. C'est ce choix qui m'est nécesaire.

 

Je ne vois comme d'habitude que deux possibilités: une absolue, une infinie..

 

Soit je recommence tout à zéro. Possiblement oubliés, femme et enfants, carrière et réseaux, je prends la posture de Descartes, et à partir de cet angle d'attaque: "Je ne suis pas fou, j'aime ma femme et mes enfants, le suicide n'est pas option", je me redéploie. J'ai alors tout intérêt à lire sérieusement Spinoza et les structuralistes. Spinoza pour sa méthode, le constructivisme pour nourrir la méthode.
Ca c'est le choix absolu. Je pars de 3 principes clairs et distincts, et je les conjugue dans la vie de tous les jours, et comme ça je chemine rationnellement dans ma courte existence d'animal à peine évolué... J'accepte néanmoins le postulat que le monde et la partie non rationnelle de mon être sont aléatoire, n'obéissent pas à a rationalité, mais à des lois propres qu'il s'agit de découvrir. D'où un intérêt pour le structuralisme...

 

La deuxième possibilité, c'est de pointer des moments critiques de mon existence, les bifurcations que j'ai prises dans la vie, d'analyser lesquels de ces moments (arriver, sur le chemin, sur un y) ont été négociés et aiguillés vers une direction qui participe de mon fourvoiement.
Méthode psychanalytique, je suppose... Avec un problème redoutable: je suis né avec la tare de l'inceste inscrite, si pas dans mes gènes, dans mon éducation. Depuis le sein maternel.
Je m'imagine mal régresser à un stade de croissance dont mon plus jeune fils de 3 ans et demi n'a sans doute lui-même déjà plus le souvenir...

 

Trêve de plaisanterie (les psychanalystes sont comme Kant pour Deleuze: d'excellents humoristes...), en restant lucide sur les possibilités concrètes de changement que je peux donner à mon existence, c'est-à-dire, si vous préférez, en composant avec cette saloperie de société néo-libérale une vie digne pour moi et les miens, je pense que le moment critique le plus intéressant dans mon histoire a été notre décision à M. et moi avec notre petite A. de déménager de la cité vers le village. Projets plein la tête, tête d'ailleurs fraîchement sortie de l'Alma Mater et par là assez sûre de son fonctionnement. Embrumée cependant de fumée bleue. Reflets irisés où grisâtre selon l'humeur, déjà malade mais à l'insu de mon plein gré. Mais géré de manière assez saine. Libre de la peur de voir ses biens diminuer (Acheter une maison plus petite, renoncer à offrir une formation universitaire à mes enfants…), 27 ans, l’âge d’or physique de l’être humain. Mais si le moment paraît propice, ce n’est qu’en apparence, ce n’est que le souvenir de ce qui est désormais un total non-être. Le moment m’offrait des possibilités, mais j’étais déjà gangréné, quelque part, et il s’agit alors de redescendre du tronc que je veux conserver vers les racine, puis les radicules pourries. Travail de fourmi. Virtuellement infini…

 

11:50 Écrit par gorgo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/03/2013

Gorgure

 

Plus bas que jamais. Il paraît que la dépression est la pire lorsqu’elle est mélancolique. J’ai au moins cette chance de ne pouvoir me rattacher qu’à très peu de bons souvenirs. C’est le privilège des freaks, des anormalités… pensez… les conséquences funestes de l’angoisse constante et lancinante d’être le fils de sa mère et de son grand-père maternel… question délirante puisque depuis longtemps je détiens les preuves que non.

Question qui ne peut certes se poser que bien tard, lorsque l’appareillage conceptuel est assez développé. Gorgo se cache et c’est normal : ce n’est pas qu’il a eu un problème de négociation de son oedipe, c’est qu’il est Oedipe. Peu importe la vérité biologique… l’idée suffit. Chaque personne rencontrée soulève le même problème : est-ce que je me présente d’emblée comme victime d’abus sexuels incestueux, multi-dépendant: alcool, haschich, jeux vidéo, sexe.. déviant quand l’idée, issue de ma bonne volonté, qui sous-tendait la subversion se noie dans les affres du doute le plus hyperbolique ? Freaks, singe, bête de foire : l’exemple de ce que devient celui qui n’a pu se défaire de ses démons.
Ou alors je le cache et d’emblée, dès la première rencontre, les premiers échanges sont mensongers. Charybde et Scylla… Comment ai-je tenu si longtemps sans devenir complètement schizo ? En fait je le suis, mais uniquement dans l’ivresse. Enfin, je me raccroche à cette idée, disons... je fais confiance à mon psychiatre pour en juger et me proposer les solutions chimiques existantes. Après tout, ça fait 25 ans que je me drogue de toutes les manières imaginables...

L'alcool est le pire. Il me rend complètement fou. Malheur alors à qui je croise. Et fatalement, le plus souvent, les premiers à se trouver devant moi sont mes proches. Violence. Insultes. Injustice absolue… gorgo n’est pas que le finalement gentil chef des êtres qui peuplent le noyau poubellesque de la terra de l’Incal… il est aussi cet horrible et gigantesque Godzilla. Godzilla en série B, créature grossière et totalement inadaptée, fruit d’une imagination sans doute imprégnée d’alcool, concrétisé par de pauvres hères qui grèvent leur CV d'un bien piètre film …

Gorgo, Gorgure… je n’en reviens pas que des gens m’aiment. Il paraît qu’au fond de moi je suis quelqu’un de bien. Je ne vois que médiocrité et faiblesse. 20 ans de coqerie, à réellement m’imaginer que si je ne suis pas au sommet du domaine que j’ai choisi de conquérir, c’est parce que je ne suis pas né dans un réseau qui aurait pu m’y porter. Orgueil de l’intellectuel qui peut prétendre que la corruption du monde l’a de fait exclu des sphères influentes de l’espèce humaine. Alors qu’en fait, je n’ai pas de domaine à conquérir. Que ma paresse m’a tout simplement empêché d’atteindre le niveau de rigueur d’un travail collectif, alors qu’aveuglé par des chimères évanescentes, j’ai pris pour des centres d’intérêt les domaines dans lesquels, simplement, j’avais la capacité, à force de volonté et de travail, d’exceller (les 138 de QI, ce n’est pas moi qui les ai inventés). Que j’ai pour passions des sentiments et des activités, corporelles ou intellectuelles, qui étaient au début probablement destinés à me diriger vers une certaine stabilité mentale. Sauf qu’à se fourvoyer dans la passion, la pratique, la consommation deviennent frénétiques… complètement schizo, je vous dis…

Médiocrité du borgne… je ne vois que d’un œil. Alors que j’en ai trois… Un salopard m’a crevé le 3ème œil. Crevure. Ainsi appellerai-je désormais mon grand-père qui avait l’outrecuidance de se faire nommer bon-papa. Une bonne pipe, bon-papa ?

Mon troisième et désormais éternellement crevé œil s’est infecté, la pourriture s’est étendu jusqu’à celui qu’utilise le cerveau pour émotionner, et il a pourri… de mon œil pourri je ne vois plus que ce qui est compatible avec la pourriture. Que c’est beau le porno, que c’est chouette l’alcool, qu’est-ce que vous êtes laids…

Heureusement, il m’en reste un.

Accepter ma médiocrité comme le résultat d’une maladie contaminée lors d’une blessure irrémédiablement handicapante.

Difficile d’être de bonne humeur dans ces conditions, vous ne trouvez pas ?

09:31 Écrit par gorgo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/03/2013

Que c'es compliqué de se réveiller

 

Les moments les plus durs de la journée sont l'éveil et l'endormissement. L'éveil surtout, parce que j'ai une série de substance chimiques sensées m'endormir le soir. Ca ne marche pas... au mieux je rejoins mon lit sans les affres de l'angoisses.

 

Le matin est terrible. Ca passe d'habitude inaperçu parce qu'une journée normale est tellement bien remplie que je cours de 6h30 à 20h30, à peu près sans m'arrêter. Mais depuis quelques mois je ne travaille plus ou que partiellement. J'ai tout le temps d'analyser les rêves dont je ne me souviens jamais, tout le temps de me dire que si le monde est beau, la laideur humaine continuera à se répandre aujourd'hui comme hier. J'ai tout le temps de sentir mes manques me tirailler, pas moyen de mettre ma machine à alimenter le cancer humain en marche avant plusieurs cafés, cigarettes, cachetons en tous genre. Il me faut au moins une heure avant d'avoir l'impression de ne plus être cotonneux, de ne plus devoir fumer comme une cheminée, que mon rythme cardiaque se stabilise, que je puisse réfléchir à autre chose qu'au mal-être qui me ronge.

 

Je suis abstinent alcoolique depuis peu (une dizaine de jours, mais plus si je retire les 2 trois verres de l'amitié en bistrot, les 2-3 cuites extrêmes qui chaque fois me coûtent très cher). Avant c'était facile: t'es pas bien? Avec ce que tu t'es enfilé comme bière la veille, c'est normal, non? Le hic c'est que je ne suis toujours pas bien le matin, alcool ou pas.

 

Je suis tellement en marge qu'il m'est difficile de reprendre pied quelque part... je n'ai que trois certitudes: je ne suis pas fou, j'aime ma famille (ma femme, mes enfants, mes frères et sœurs), le suicide n'est pas une option (et j'essaie d'éviter les comportements qui m'amènent au délire).

 

Je repense à mes grands-parents, tu les connais peut-être pélerin de la toile, je pense que le plus beau texte que j'ai laissé sur ce blog leur est dédié. Je crains qu'il n'ait été victime de l'auto-pogrom que je m'étais infligé lorsqu'un soir de désespoir j'avais supprimé toutes mes interventions...

 

Je suis mal le matin, parce que je me réveille tous les jours dans un labyrinthe que longtemps j'ai pris pour un jeu... j'ai dit longtemps? Je voulais dire: que n'a pas pu continuer son travail de sape et de destruction de moi-même toutes les périodes où je ne lui accordais l'importance que d'un jeu. Là, le labyrinthe m'emmerde. Je n'ai pas peur du Minautore: je suis plus fort que lui. Comment un cerveau bovin pourrait surpasser la mien? A moins que le labyrinthe ne m’abrutisse ? Le même paysage partout, du fric à débourser à chaque impasse, le soleil que je ne vois presque jamais…

 

C’est ça la malédiction de ceux qui sont nés au mauvais moment ou au mauvais endroit (social)… un cerveau qui finit par ne plus tourner qu’à vide, des capacités qui chez quelqu’un qui vit dans un réseau de relations trouveront à œuvrer à pleine capacité. Moi mon cerveau ne me sert qu’à cracher ma colère et me rendre fou, petit à petit…

 

Comme ce premier café du jour me semble amer…

 

Je repense à mes grands parents, tu les connais peut-être pélerin de la toile, je pense que le plus beau texte que j'ai laissé sur ce blog leur est dédié. Je crains qu'il n'ait été victime de l'autoprogrom que je m'étais infligé lorsqu'un soir de désespoir j'avais supprimer toutes mes interventions...

Je suis mal le matin, parce que je me réveille tous les jours dans un labyrinthe que longtemps j'ai pris pour un jeu... j'ai dit longtemps? je voulais dire: que n'a pas pu continuer son travail de sape et de destruction de moi-même toutes les périodes où je ne lui accordiat l'importance que d'un jeu. Là, le labyrinthe m'emmerde. Je n'ai pas peur du minautore: je suis plus fort que lui. Comment un cerveau bovin pourrait surpasser la mien? A moins que

12:47 Écrit par gorgo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/03/2013

révolte

Bref, je ne vois plus qu'un solution: la révolte... mais en cette matière, je suis comme vous, pélerins de la toile, je ne m'y résoudrai que lorsque le mouvement sera global. Ca me hérisse de voir les syndicats appeler à des soit-disant manifestations, soumises à approbation des autorités, soigneusement organisées avec un horaire et un trajet non négociables. Vous voulez que je vous dise: je suis ministre, je suis patron, et je regarde ces défilés avec le plus grand mépris: moutons jusque dans la colère...

Ce qu'il faut, c'est s'unir! Pas seulement les syndicats (qui par ailleurs, réclamant à tue-t^te une augmentation du poivoir d'achat, ne font finalement qu'accréditer la thèse que la capitalisme consumériste est la forme la plus aboutie de l'humanité)... Les travailleurs ont de quoi lancer des pavés, les indépendants et petites entreprises ont les meilleures raisons de lyncher ces puissants devenus complètement illettrés, incultes, inconscients de leur bêtise et du mal qu'ils nous font. Chaque parent, également, devrait se soulever contre le système: l'avenir qu'on prépare à leurs enfants ressemble à celle des cerfs du moyen-âge...

Si comme moi vous n'avez pas le courage de vous affirmer tant que vous ne serez pas assuré que des choses seront mises en place pour que nous, les damnés de la terre, puissions passer nos journées dans les rues, pavées de préférence, plutôt que de bouloter à verser toujours plus de dividendes à des animaux qui ont déjà de quoi faire vivre les 100 prochaines générations de leur caste, alors faite comme ce que je devrais faire: sortir du système, vivre de débrouillardise, créer des réseaux composer uniquement de personnes qui se veulent du bien et du mieux les uns aux autres.

Merde au système!

10:44 Écrit par gorgo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

cachetons contre pochetron

Entre addictions multiples et médication lourde, je vogue de Charybde en Scylla

Lire la suite

10:24 Écrit par gorgo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/02/2013

gorgo revient

J'avais commencé ce blog il y plus de 7 ans maintenant. Ce fut une passion, pleine de revendications, d'exclamations et de dialogues.

6 ans de silence, comme si travailler avait oblitéré le besoin d'écrire. Comme si la colère m'avait quitté quand moi je me débarrassais du chômage, de ses contraintes humiliantes, de son carcan symptômatique d'une société malade et à bout de souffle.

Ce fut plutôt un blocage... un mutisme littéraire presque total, avec une boule qui grossit tellement aux tréfonds de mon être que non content de me défouler sur mes proches, mes amis, je m'autodétruis de plus en plus virulemment.

Alors ça devient une question de survie... il faut que j'écrive. Il y a bien longtemps que j'ai renoncé à te réveiller, toi le Lecteur anonyme, car tu l'es, si dans un passé proche tu m'as suivi... de passage hasardeux, tu auras peut-être inscrit ce blog dans ta lise de lecture, ou pas. De toute façon, l'agitation-propagandisme n'est plus possible comme acte individuel, elle est devenue une profession, et il n'y a que des équipes constituées de sépcialistes, chacun versé dans un domaine particulier, qui sont susceptible d'avoir un impact global sur la société. Soit les politiques et les gens riches.

Rassure- toi, pélerin de la toile, mes paroles sont toujours de fiel, lorsqu'il faut constater à quoi nous, classe moyenne s'appauvrissant avec le temps, sommes conduits, astreints pour l'intérêt de ceux qui nous méprisent. Quand il  me faut observer le cynisme et l'hypocrisie que ceux qui sont chargés de donner l'envie de consommer sont capables de déployer.

La colère est mon nom, je n'ai pas encore réussi à la canaliser. La violence qu'elle engendre, je n'ai pas encore trouvé de moyen sain de l'évacuer, de l'exprimer. Peut-être si, par ce blog... Réveillez-vous! vous hurlais-je à vos oreilles déjà averties.

Toujours est-il que pendant 7 ans je me suis tu. Je me suis perdu. Dans la pensée, je n'ai plus de base, que ma petite expérience d'européen du 21ème siècle, né et éduqué pour servir les seigneurs. Je m'y suis perdu m'y suis noyé. Dans la monomania politique, dans l'alcool, dans les mondes virtuels. Amour de moi-même, être humain amour de l'ivresse, décalage providentiel d'un plan de consistance social écrit avec un certain humour. Humour de Kant. Amour de l'imagination, utilisé désormais à l'unique escient de pouvoir, infiniment, tourner en rond. 100 fois le même circuit automobile, 100 fois le protocole d'un trajet de courte porté en avion, 100 fois tout ce qui m'attire par sa complexité.

Ca devient une question de survie que j'écrive, parce que ves lignes de fuite, je les noie dans l'alcool. 20 ans peut-être que je fuis le monstre que je suis bien malgré moi, et des moyens de plus en plus violent pour continuer de me taire. Le chemin est long... je dois rebrousser ce chemin qui ne mène nulle part. Je dois faire à rebours le chemin, me souvenir sans doute de chaque croisement, me remémorer chaque fois de quelle direction je venais. Décider de quel carrefour je repartirai.

Et la réponse à cette question n'est pas évidente. Il faut pourtant bien la formuler avant de rebrousser chemin, car prendre la route sans destination, c'est prendre le risque de la pensée. De finir... fou, un peu comme le monde de ce stupide film, Retour vers le futur II; est complètement fou parce que le héro a changé le cours du temps...

Et pour la première fois, je suis aller chercher jusqu'aux tréfonds de mes tripes la réponse à cette question redoutable: est-ce que je suis fou? Mon fantôme est la folie, et je l'ai vaincu. J'ai franchi le pas! JE NE SUIS PAS FOU. C'est mon nouveau cogito, Descartes s'en sentait être, ou exister. Moi, je peux désormais me reposer sur ma non folie pour justifier mon existence.

Cher lecteur, je peux à nouveau m'adresser à toi! Gorgo is back...

09:29 Écrit par gorgo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/01/2012

Conovralgie

 

Oui, il en est des personnes, qui se font détester au fur et à mesure que le temps passe. Céline, ô Ferdinand, ta sale gueule et tes lubies t’ont conduit au paroxisme du style. Pas de celui des bourges, pas celui des puissants… style du populo qu’a eu la mauvaise idée de se hisser plus haut qu’il aurait du… C’est d’là qu’ça vient… après, tes idées, pourries comme ton siècle, on s’en bat un peu… et même, si tu veux tout savoir, ta vie je m’en balance… quand même tendance à te protéger, parce que ton style, je l’aime, et parce que, finalement, tu es un beau reflet… reflet verdâtre et nauséabond de notre belle époque… de ta belle époque… la mienne n’est plus la tienne… elle a aussi ses revers…

Pour avoir des idées, faut avoir du fric, et des amitiés, et que la famille soit bien plantée. Si t’as pas ces trois là, oublie tes idées. J’en ai plein moi des idées, des belles et des fortes, des qui me sont rentrées dans le cerveau par le matraquage de leurs beaux idéaux. Rha ! qu’est-ce que j’y ai participé, à leurs belles idées. Mais y a rien à faire… quand t’as les idées mais pas le futal qui va avec, tu prends le tien et tu te torches avec. Si ça part pas bien, tu craches tes idées dessus… ça lave plus propre…

J’en veux plus, maintenant… qu’ils se la gardent leur belle société… n’est belle que pour eux, et ne changera pas. Liberté égalité, fraternité, ça m’fait bien rire. Les porteurs des oripeaux ne courent que pour eux. Ils te crachent à la gueule les défenseurs de ton mode de vie. Ils te méprisent plus que si t’étais leur chien galeux, ils te sourient adroitement, et pendant qu’ils acquiessent, ils t’attribuent la tête d’un moineau, et la valeur qui va avec.

T’es pas là pour réfléchir, t’es là pour essuyer la petite goutte de leur petite branlette… Ca fait pas beaucoup, mais tu le boiras jusqu’à la lie, et je peux te dire que le goût est… nauséabond…

Ecoutez-les ces bonnes paroles, la télé et la toile ont été créés pour ça. Tous dans le même sac. Universalité, égalité… et ça marche bien, ça résonne ces notions là, ça te prends aux tripes et tu les rêves pour tes enfants, et que la croissance croît, et que tu les vois s’épanouir… sauf que quand le moineau a un cerveau, les rêves sont plus les mêmes. Tu t’imagines tes loupiots citoyens et critiques, tu les vois se souvenir de tant de gens qui comme toi ont oser penser un monde juste… mais quand ton réveil sonne, et que l’heure de l’action est venue, et que tu vois à quoi tu bosses, comment que ça se forge dans la pierre les idées, tu te dis que c’est peut-être mieux que tes gosses ils restent dans la norme, et que finalement, télé-bouffer-boulot c’est pas si mal, qu’il y en a bien qu’ont même pas de toit, et que si tu pousses les tiens à trop penser, ils pourraient bien se servir des étoiles comme de leurs muses… et ici c’est pas la Grèce, et les muses, elles te donnent l’idée du chaud, et pas celle du beau… Ha oui, c’est bien là que tu risques de les pousser, à vouloir défendre des idées. Déjà que toi, t’es constamment sur le point de t’y retrouver, à la rue, parce que tu restes toi, et que dans toi y la liberté, et l’égalité, et la fraternité. Autant de belles idées pour les autres… Liberté, égalité, fraternité, pour les puissants, et pour les riches. Les aristos, les politiques, et leurs amis, et leurs enfants, mais pas pour toi, non non, pas pour toi. Toi, tu les construis, et ça pèse lourd, et ça fatigue, et les idées, ça vole haut, et toi, quand t’as fini de les servir, et que t’en veux une louche, t’es trop pesant, t’es trop crevé, pour les gravir, les échelons qui feraient de toi un homme libre, une femme égale, un enfant frère…

Crédulité, Obésité, Idiotie. Trois voies gravées pour toi par ceux que tu construis. Démocratie, conovralgie!

Mais j’anticipe… je l’ai même pas encore expliqué, pourquoi je l’aime ce vieux salaud de Céline, et pourquoi il vibre dans mon palpitant comme un frère, comme je me sens son égal, comme lui comme moi la liberté on a pu se la torcher avec des tonnes de bonnes intentions.

C’est que j’y ai gouté, et que j’en ai bu, jusqu’à la lie, aux beaux combats progressistes… que les généraux m’ont tellement dégouté, que je les balancerais bien avec l’eau, ces bébés de nos belles âmes… 

15:05 Écrit par gorgo | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

23/12/2011

Bientôt les pavés?

Nous sommes les persécutés de tous les temps et de toutes les guerres
Toujours nous fumes exploités par les tyrans et leur cerbères
Mais nous ne voulons plus fléchir sous le joug qui courba nos pères
Car nous voulons nous affranchir de ce qui cause nos misères

Eglise parlement magistrature état militarisme
Patrons et gouvernant débarrassons-nous du capitalisme
Pressant est notre appel donnons l'assaut au monde autoritaire
Et d'un coeur fraternel nous réaliserons l'idéal libertaire

Ouvriers ou bien paysans travailleurs de la terre ou de l'usine
Nous sommes dès nos jeunes ans réduits au labeur qui nous mine
D'un bout du monde à l'autre bout c'est nous qui créons l'abondance
C'est nous tous qui produisons tout et nous vivons dans l'indigence

L'état nous écrase d'impôt il faut payer ses juges sa flicaille
Et si nous protestons trop haut, au nom de l'ordre on nous mitraille
Les maîtres ont changé cent fois c'est le jeu de la démocratie
Quelque soit ceux qui font les lois c'est toujours la même supercherie

Pour défendre les intérêts des flibustiers de la grande industrie
On nous ordonne d'être prêts à mourir pour notre patrie
Nous ne possédons rien de rien nous avons l'horreur de la guerre
Voleurs défendez votre bien ce n'est pas à nous de le faire

17:11 Écrit par gorgo | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

19/11/2011

pendant ce temps

Pendant que certaines continuent de s'engraisser, le peuple fourbit ses armes...

16:31 Écrit par gorgo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Vous avez remarqué?

Il semblerait bien qu'en matière de prévisions sociales, économiques, politiques et humaines, le mouvement PUNK ait mieux vu que tous les hommes politiques de ces 30 dernières années: pas d'avenir...

16:30 Écrit par gorgo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/10/2011

les dindons de la farce

Je me souviens à l'école et aux études: les profs ne voulaient pas savoir si nous avions beaucoup de travail pour les autres cours, l'exigence était que l'on soit prêt pour LEUR cours. L'augmentation des prix, c'est pareil: bpost, sncb, état belge, toutes ces entreprises qui vous facturent tous les mois ou tous les ans se foutent de savoir si les autres augmentent aussi (de toute façon, chacun de nous a en moyenne 80000€ sur son compte, non?)... pire... quand elles constatent qu'une autre se permet d'augmenter ses prix (pour les dividendes, dont il ne faudrait pas que l'augmentation décroisse), elles se disent qu'il n'y pas de raison (bien au contraire: elles ont aussi leurs actionnaires et leur hauts responsables) de ne pas en faire autant... Nous, nous n'avons même pas un interlocuteur pour dire non.... nous, nous nous plions comme des moutons que nous sommes aux extravagances des loups... nous, nous allons payer les crapules jusqu'à en crever... Le pire est que, même si le système s'écroulait, ces personnes sont à l'abri pour... 5... 10... 25 générations?

19:31 Écrit par gorgo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Il est temps que Gorgo s'éveille...

08:59 Écrit par gorgo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/09/2007

gps et liberté

La presse est parfois effrayante de manque de réaction.

Dernier fait qui marque mon esprit: la vignette automobile.

Le ministre concerné lâche sa merveilleuse idée: pour que la taxation sur le transport soit juste, on pourrait équiper chaque voiture d'un gps. Grâce à cela, le gouvernement aura le loisir de compter les kilomètres parcourus par chacun, et adapter la taxe au kilométrage.

L'info était donnée comme telle, brute de tout commentaire...

Et pourtant, la presse ne sortirait pas de l'objectivité en analysant les autres possibilités offerte par la surveillance généralisée du parc automobile: le petit fumeur qui va tous les mois jusqu'en Hollande pour se procurer sa substance peut-être repéré! Le moindre excès de vitesse verbalisé! Les amants découverts, la vie privée des employés offerte à leurs patrons!

Il n'était pas nécessaire d'utiliser les termes "risque", "libert", "vie privée" etc... pour conclure cette information... ni même de "manipulation", "anguille sous roche" etc... mais le public a le droit d'être informé sur les capacités d'un gps à partir du moment où il est généralisé... ne pas l'avoir fait par erreur, par manque de réalisme quant au savoir des gens, serait quant à lui le dévoilement de l'incapacité de la presse à remplir son rôle d'information... 

11:54 Écrit par gorgo dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

25/09/2007

Le travail c'est la santé?

Mazette!

85h heures supp' en 1 mois... bigrement fatigué... pas vu ma famille durant 1 mois, une douche de temps en temps... le travail et la santé... question d'alchimie... 2 semaines de récup, mais pas le temps de les prendre...

brrr suis pas encore de retour tout de suite...

Surtout que... virulence des propos oblige, transparence de l'internet me rendant reconnaissable... difficile de hurler et de rugir... une étiquette à la peau, une image de l'organisation pour laquelle je travaille, à laquelle je crois...

Gorgo être social... ça me change, tiens!

Et ça me fatigue, aussi... dans le bon sens du terme... mais les cernes sont là... 

19:03 Écrit par gorgo dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

14/09/2007

Et en attendant,

Bonnes Fêtes de Wallonie!!!

 

00:55 Écrit par gorgo dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Un rendez-vous à ne pas manquer...

La Maison de la Laïcité François Bovesse de Namur vous propose

Musiques croisées
Avant-première Yambi !
Le 22 septembre à 20h
Place d’Armes à Namur

Une soirée « composée» intitulée Musiques croisées a été créée dans le cadre de YAMBI ! Des musiciens et groupes pressentis pour la tournée de YAMBI se sont regroupés sous la direction artistique de Oscar Diyabanza et de Lokas.
30 artistes sur scène, les musiciens, danseurs et chanteurs de Tuta Ngoma, Mastaki, Goubald, la Sanza, Le Griot et Lokas, proposent une réinterprétation commune d’extraits du répertoire des uns et des autres.
Résultat : un concert qui pétille de bout en bout et qui passe de la douceur aux rythmes endiablés. Une belle image de la musique congolaise d’aujourd’hui !

musiques_croisees_2

 

Prévente : 11€/PAF : 14€

Etudiants et demandeurs d’emploi : 6€
Article 27 : 1.25€

Rsgts : Maison de la Laïcité François Bovesse de Namur, 5 rue Lelièvre – 5000 Namur
Tel. 081/23 44 15 – 081/22 43 63

                                             logo                                                            

Une organisation de la Maison de la Laïcité François Bovesse de Namur

                                         logo_yambi

Yambi : une initiative du CGRI et du Ministère de la Culture
de la  République Démocratique du Congo.

 

 

Editeur responsable : Michel Pauss. Affichage culturel.

 

00:54 Écrit par gorgo dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/06/2007

 

Repris du Fil Info de "Lesoir.be" il y a quelques instants (4 juin 20h18)"Fin mai 2007, le nombre de demandeurs d'emploi inoccupés s'élevait à 250.385 unités en Wallonie, soit 9.448 unités de moins que le mois précédent. Après une légère hausse en avril, on constate donc une nouvelle tendance à la baisse (-4,1% par rapport à mai 2006), selon un communiqué du ministre régional de l'Emploi, Jean-Claude Marcourt. A la fin du mois passé, le nombre total de demandeurs d'emploi demandeurs d'allocations et de jeunes en stage d'attente se montait à 226.420 unités. La baisse la plus sensible concerne la population 30 à 40 ans (-12,5%) alors que la hausse pour les gens de plus de 50 ans a atteint les 17%. La catégorie des moins de 25 ans a quant à elle reculé de 3,4%, a souligné le ministre."VOici un excellent exemple de ce que l'on peut reprocher à la politique en général, mais aussi au patronnat des grandes entreprises...Messieurs les puissants, les chômeurs ne sont pas des unités, ce sont des personnes... sans doute un calcul fonctionne-t-il avec des chiffres... cela ne change rien. Chaque "unité" décomptée à des jambes, des bras, un cerveau, des émotions... Parler ainsi d'untité montre le peu de cas que l'on fait des gens qui s'ammoncellent pour former ces chiffres. D'ailleurs à présent, je ne dirai plus "Monsieur le Ministre", mais "Madame l'unité ministérielle"...

20:22 Écrit par gorgo dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

21/02/2007

une petite sieste?

Le saviez-vous? faire 3 siestes d'1/2h par semaine diminue vos risques de maladie cardio-vasculaire de 35%!!!Voilà qui interpelle! voilà qui me remémore cette magnifique publicité de la Communauté française (à moins que ce ne soit la Région wallonne?): ma santé, c'est notre intérêt.Bien sûr, nos autorités préfèrent stygmatiser le fumeur... c'est tellement plus facile... ma santé, c'est notre intérêt... je vois d'ici le gouvernement, ou donnez lui le nom que vous voudrez, fonction de l'une de nos innombrables entités politiques, je l'imagine donc promulguer une loi qui forcerait le patronnat à installer des lits et obliger (l'autre face d'empêcher) les travailleurs à faire la sieste!Tollé général, levée de bouclier du monde des patrons! L'économie, c'est notre intérêt!! pas question de perdre une minute de travail (des employés/ouvriers: le patron a des responsabilités, ce qui explique qu'à défaut de sieste, il peut se permettre le restaurant, le chauffeur, la gouvernante, la baby-sitter, et le cigare!): les Chinois travaillent 80h par semaine et on devrait en prendre de la graine... ils gagnent une misère et on devrait en prendre de la graine aussi...La sieste pour tout le monde? et pourquoi pas une société ou le simple fait d'être un être humain conférerait le droit à une vie digne?

23:31 Écrit par gorgo dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

19/02/2007

toujours pas compatible avec Firefox les blogs skynet...

Mais bon, ce n'est pas le sujet de ce post...

Je l'avoue: je me la joue...

Si vous préférez, je m'la pète, quoi... vocabulons: je suis le spectateur de mon propre film. Jusqu'au bout: je m'ouvre une bière, histoire de rendre la déscription plus prégnante... mais là, ce n'est pas de l'ajout de scénario, c'est que notre visite dominicale fut un peu arrosée... et pilotage oblige, il a bien fallu stopper net mes appétits bibitifs: il est question de vie et de responsabilité. Alors 4h après, j'ai un peu le brûlant, et plus trop envie de boire. Mais la description réelle du spectateur de son propre film manquerait sans aucun doute son but si l'écrivain ne s'accompagnait de la boisson qu'il ingurgite de soir en soir.

Donc gorgo se la joue: sempiternelle clope au bec, énième bière en face de lui; bureau pas assez encombré de pc, d'écrans, de matériel informatique divers... manqueraient le cendar rempli, les canettes et les verres, la paperasse et les objets moins habituels: lampe de poche, téléphone, planchette et facture à payer depuis 3 mois, ah oui, cela manquerait dans un portrait de l'antre de gorgo.

Que ce soit douce euphorie, ou nostalgie d'un monde n'ayant jamais existé, le tableau reste le même: bureau crasseux, volutes aléatoires, haleine imbibée...

Car il s'agit bien de cela: de joie de vivre, de désespoir, de temps qui passe, et d'objets inertes.

De quoi j'me plains?

Souvenez vous, pélerins de la toile, d'un gorgo qui peut-être était légitimé d'un certain dégoût, paumé dans les idées qui avaient trop de temps pour se former, errant dans les limbes du chômage, s'auto-persuadant qu'avec le boulot reviendraient les beaux jours...

Nostalgie futile et aveuglement automatique de l'âme errante: point focal obligatoire, mouvement finaliste.

De quoi j'me plains? la réponse est un peu trop facile, finalement.

Rien n'a changé. Temporalié exigue que celle de l'homme: l'espèce change autant que la place de mon écran. Heureusement qu'il y a l'histoire.

Départ inverse: la vie est belle!

Une compagne qui non contente d'être intelligente, brille également de beauté, des enfants qui outre leur beauté, brillent d'intelligence. Tout le toutim du parfait petit bourgeois. Le bonheur quoi! Le monde est à moi!

Trop facile là aussi... seuls les simples d'esprit sont heureux... les simples d'esprit sont faciles à reconnaître: il n'y a qu'eux... il reste un peu de travail, de famille, de fratrie, mais ça c'est leur leurre à eux. Ils se reconnaissent facilement. Tenez! je n'ai même pas beosin de vous les décrire: chacun ses simples d'esprit...

Bon, alors, de quoi je me plains? Inutile de rentrer dans les futilités étudiée sous le doux nom de psychologie... chacun ses simples d'esprit, chacun ses petites déviances que les diffuseurs ont si bon de stygmatisé... qu'il serait rassurant de se dire qu'on est un parmi les autres... et là aussi les voix fusent! je les entends... je vous entends... vous les entendez aussi?

Je suis différent moi, j'ai ma personnalité! J'ai les cheveux bleus! et les phares de ma bagnole aussi, ils sont bleus! Et que mes vêtement, je les ai cherché longtemps!

Bon assez! Pas envie de discourir sur cette évidence: le singulier, c'est comme l'universel, on ne le rencontre que dans la tête des simples d'esprit...

Dialectique insurmontable: de quoi j'me plains! la vie est belle!

Homo ecce homo! que l'histoire est lourde à porter... la vie est un souffle... l'histoire un spor d'endurance. De massacres en massacres, je suis devenu petit bourgeois... c'est peut-être de ça que je me plains. Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois! Mais pour régner sur quoi? sur qui? l'histoire c'est comme un morceau de viande dans son cellophane: y a pas de sang de coule... faut arrêter d'être le saigneur, pour montrer les crimes de nos rivaux. Faut montrer patte blanche... comme ce type dans son 4x4: il l'a gagné honnêtement son véhcule costaud comme tout...

On en deviendrait misanthrope, de constater la cruauté humaine, d'imaginer les océans rouges de la dialectique qui nous conduit dans nos chaumières... de quoi j'me plains? d'être un homme?

Et puis, les sens aiguisés par tant de lucidité, les voilà à l'affut... la tristesse, la rancoeur ou la honte rendent plus ouvert au monde que la joie et la stupide euphorie... Le temps passe et l'histoire coule. Rouge, très rouge, elle coule... et puis on repère, parfois malgré nous, des immobiles. Concepts ou objets, ils restent là, ils collent à la vie. Ils s'appellent caudalie, oeuvre d'art, amour même parfois. Ils sont douceurs, ou même légère amertume: juste de quoi éveiller l'attention. Ils sont les clichés du bonheur. Le bonheur ne coule pas, il se montre à la dérobée, il se dévoile au moment où l'on sombre dans la poisseuse histoire humaine. On s'y accroche comme une bouée, et la nausée nous reprend: le mal de sang... mais qu'il se donne par lui-même, au détour d'un musée, au bout d'une fourchette, gravé sur un disque, coincé entre la bouche avide et le sein de sa mère, et tout est rejoué, rejouable. Et on y crois encore! Et on se l'arroge comme un droit, ce non-être qu'est le bonheur, ce symbôle ultime de l'immobilité.

La clope au bec, la bière à la main, le bureau crasseux, avec juste quelques impondérables, pour ne pas oublier le temps... mieux vaut se donner des immobiles quelque peu décevant. Le contraire de la dialectique, c'est le dogmatisme... hommage à mon ami: tu est heureux? tu veux que je t'achève?

 

00:00 Écrit par gorgo dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

09/08/2006

de retour?


Diantre! Qu'il s'en est passé des choses depuis ces longues semaines de mutisme!!!

Gorgo serait-il de retour? Mon dernier post relatait mon ennui et la non-envie de répéter inlassablement les mêmes choses... me voilà maintenant saturé de nouvelles sensations: un fils, un travail (orienté "lutte")...

Bien sûr, j'aurais pu vous mettre un logo représentant la laïcité pour reprendre le flux de mes interventions... cela ne tardera d'ailleurs pas.. mais un blog est-il sensé représenter votre état d'esprit professionnel et social? je préfère dans un premier temps vous présenter, avec toute la fierté que vous pouvez imaginer, la photo de mon dernier enfant, le jour de sa naissance...

Quant à moi... espérons la renaissance de ce blog qui se veut -ou se voulait- une sorte de coup de poing continu dans le grand bordel de notre chère société... à bientôt!

23:39 Écrit par gorgo dans Général | Lien permanent | Commentaires (242) |  Facebook |

09/05/2006

gorgo est fatigué


Je suis fatigué. Je n'ai plus beaucoup d'énergie... je suis dans une phase où je suis plus désabusé qu'idealiste... les propos que je pourrais partager sur ce blog ne seraient que vaine répétition de ce que j'ai déjà écrit... alors je reste silencieux... gorgo jardine, gorgo bouquine...

14:16 Écrit par gorgo | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

25/04/2006

hey Joe!


Verhofstad préférait ne pas participer à la marche silencieuse pour pouvoir travailler sur les réponses à donner aux exigences manifestées par cette même marche. Voici en substance les réponses qu'il nous apporte jusqu'ici:

1) Aucune situation psychologique ou sociale ne peut justifier un tel acte.

2) Il faut travailler sur l'aide à la jeunesse: un premier point est l'annonce de la création d'un nouveau centre ippj

3) Les parents doivent consacrer plus de temps à leur enfants et se responsabiliser par rapport à la délinquance juvénile.

Ces réflexions ont déjà été colorées par quelques interventions supplémentaires, comme la proposition de durcir les sanctions envers les délinquants, et que la peine tombe plus vite. Egalement mise sur la table par notre bon Reynders: penser à couper les allocations familiales pour les familles des délinquants. "Il faut oser se poser la question, comme certains de nos voisins l'ont déjà fait" (...)

1) Evidemment, cher Monsieur le Premier, que rien ne justifie le meurtre d'un enfant pour un lecteur mp3... il ne faut pas s'assoir sur votre trône pour le savoir... Mais n'y a-t'il pas une différence entre justification et explication? Ce qui m'amène au point 2): L'accentuation de l' "aide à la jeunesse" (comme ils disent) apporte-t'elle vraiment une réponse? J'y vois plutôt une rustine... Cela revient à dire: si le sida se propage, nous préférerons construire des centres de soins palliatifs supplémentaires plutôt que de diffuser massivement des préservatifs, tout lançant une campagne de sensibilisation et cherchant un vaccin. Ne vaut-il pas mieux chercher les causes de cette montée de la violence et couper l'herbe à la racine plutôt que de s'apprêter à recevoir de plus en plus de mauvaises herbes???

Sur le troisième point, enfin une bonne idée!!! Je vous propose donc à vous tous qui êtes parents avez la chance de travailler, d'annoncer dès demain matin à votre patron que, sur demande expresse de la personne la plus importante de Belgique, vous ne travaillerez plus que 6h par jour, et ce pour donner du temps à vos enfants!!! Mais là ne sera pas le seul bénéfice de ce geste citoyen: vous offrirez ainsi de l'emploi à ceux qui n'en ont pas et pour qui il n'y en a pas. Vous en offrirez également à vos enfants, pour qui l'avenir paraîtra un peu moins noir...
Justification? non... explication: les jeunes aujourd'hui sont plus conscients que jamais qu'ils n'ont pas d'avenir. La théorie ambiante veut que les valeurs morales n'existent pas, que seul compte l'argent, qui va dans de moins en moins de mains, et qu'ils n'auront de toute façon jamais. Le monde ambiant veut également que l'hédonisme égoïste prime sur tout! Bien entendu, vous entendrez très très peu de politiciens tenir ce genre de discours... la croissance, c'est le bonheur!

Hey Joe! Tu m'excuseras de m'appuyer sur ton histoire. Repose en paix.

14:55 Écrit par gorgo | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

04/04/2006

vacances


He oui... les vacances scolaires, et la nécessité d'être là 24h/24 pour ma petite... agréable et ressourçant... mais très exigeant... pas de post ces derniers temps: j'avais beaucoup de choses à finir avant d'entamer cette période d'intense lien familial. Pas de post ces prochains jours: vendredi grand départ vers la côte et ses succulents poissons et autres fruits de mer... cure d'iode et dégustations au rendez-vous... à bientôt!

08:20 Écrit par gorgo | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

23/03/2006

l'extérieur, c'est meilleur


Ma fille est toute folle de pouvoir enfin passer une heure dehors.Tout passe par le tobogan: poupées, assiettes en plastique, balles... pendant ce temps je commence à travailler au potager, à mon rythme: chaque ligne est récompensée par quelques goulées d'Orval, dégustées en observant le chat des voisins jouer avec les herbes, ou chasser les mouches... pas de doute... c'est le printemps!

17:50 Écrit par gorgo | Lien permanent | Commentaires (14) |  Facebook |

le progrès, c'est la croissance?


Ils n'en démoredent pas: le progrès, c'est la croissance! La croissance est un concept magique... subsumer la vie humaine sous ce concept, ça la fait évoluer... Voilà ce qui se dit dans les assemblées nationales, dans les congrès économiques, dans l'arène onusienne. ET peut-être cette dernière n'a t'elle pas tout-à-fait tort.

Si j'étais un paysan du 19eme siècle, ou un ouvrier, et que j'avais eu la chance d'avoir accès à la lecture et l'éducation, j'aurais été d'accord: comment peut-on imaginer que l'humanité, ou du moins la société progresse, tant que la vie de tant d'hommes dépend de la production agricole annuelle et de la capacité de fournir assez de charbon pour se chauffer l'hiver? Il faut croître! Il faut accentuer les moyens de production, il faut établir un commerce ionternational qui permette de contrer la disette et la misère!!! Croissons compagnons!

Mais comment, aujourd'hui, dans les pays riches, peut-on croître? Pardi, mais c'est bien sûr! en inventant des gsm-télévision-gps!!! Des pilules qui transforment nos flatulences en poèmes parfumés... en offrant de fabuleux services à nos concitoyens: des miliers d'heures télévisuelles en même temps et en numérique, s'il vous plait!

Nous sommes chauffés, nourris (parfois un peu trop), nous avons tout le confort nécessaire, et certains voudraient nous faire croire qu'il faut croître... mais pardi! pour croître, il faut un espace pour accueillir le crû... et pour que ce crû soit source de progrès, il faudrait, pour bien faire, qu'il rencontre des buts qui font avancer le citoyen... j'ai l'impression que donner du temps aux ouvriers pour accéder à la culture, ou inversément, en donner aux acteurs culturels pour remplir quelques tâches ingrates mais nécessaires à l'intendance de la vie, apporteraient aux concernés plus de progrès que la rentabilité économique permettant de mettre sur le marché de nouveaux produits permettant la une débilitisation accrue de ceux qui sont aux mains de ceux qui nous font croire qu'il faut croître!!!

La Chine doit croître, et une grande partie de l'Asie, et l'Afrique, et encore l'Amérique Australe... mais paradoxalement, ce sont les déjà crûs qui s'obsèdent le plus de ce concept, et la misérable croissance qu'ils obtiennent non seulement ne profite plus qu'à une infime partie de la population (mes chers puissants...), pousse les petites et moyennes gens à la régression sociale, et surtout, apauvrit les sociétés les plus faibles, qui sont aussi celles qui doivent croître le plus...

Nous n'avons pas besoin de croître... le prochain progrès de nos sociétés ne sera pas l'accroissement de sa richesse... il y a d'autres chemins vers le progrès... Quand l'Occident baissera un peu la tête, et se décidera à promouvoir le bien-être, et ensuite la liberté, enfin la culture, pour l'entièreté de l'humanité, et cela, en fonction des valeurs qu'ils véhiculent soit-disant (les droits de l'homme, c'est très bien, c'est même le must... mais les droits de certains hommes, c'est l'ignominie totale... comment peut-on prendre au sérieux quelqu'un qui bombarde et détruit un pays sous prétexte d'instaurer le droit et la liberté???).

Entendons-nous bien, je ne pense pas que l'Occident aie ce rôle à jouer parce que ses idées sont les meilleures (les meileures idées de l'Occident sont universelles...), mais uniquement parce que nous sommes les presses-citron du monde: à nous de lâcher la pression, en quelque sorte...

Le chemin est encore long, surtout qu'il me semble que nous sommes dans la mauvaise direction... L'homme a la capacité de penser... ce qui entraîne un certain narcissisme. Mais dans un monde dominé par l'envie et l'instinct, ce qui rend un homme fier de l'être, c'est de pouvoir regarder la télévision tout en téléphonant à son ami pour lui demander où il se trouve que sa voiture autoguidée puisse l'y conduire... Et en démocratie, le pouvoir a bon de promouvoir ce progrès-là... l'homme reste bête, les puissants se sucrent, et les autres se vautrent dans une espèce d'illusion de liberté... Ce qui me rend fier de l'humanité, moi comme d'autres, ce sont de grands hommes, comme PLaton, comme J-S Bach, comme Gandhi, comme Michelangelo Antonioni...

08:59 Écrit par gorgo | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |