23/11/2005

chou vert ou vert chou?


Y a t'il encore une barrière entre la gauche et la droite? Certainement! La question plus pertinente serait: y at'il encore une différence entre le parti socialiste, qui voit dans l'Europe "un formidable marché", et le parti libéral, qui réclame une protection sociale pour les indépendants...

Ainsi la politique ressemble à du football: deux équipes partageant les mêmes convictions se disputent la victoire... le débat politique tourne à la soumission de tout accord à une série d'amendements qui, à défaut de victoire, assurent le match-nul...

Je ne suis pas socialiste: dans un pays réellement socialiste, on me ferait cultiver le champs ou battre le fer plutôt que me permettre d'épanouir mes capacités intellectuelles. Encore moins suis-je libéral, car je sais que l'aggrégat des intérêts particuliers ne forme pas l'intérêt général (il suffit de voir la richesse arrogante des entreprises, leur conception de l'humain dans leurs actions, et les conséquences qui en découlent pour le bien-être des populations riches ou pour le développement des populations pauvres...)

Au diable Socialisme et Libéralisme... pensons plutôt soit une gauche qui bien que gardant pour principe la liberté et même la libre entreprise, ait droit de regard sur la richesse (matérielle ou fiduciaire), pensons plutôt une droite qui, bien que gardant pour principe la liberté et la liberté d'entreprise, développe une action publique visant à l'auto-limitation et à la solidarité...

07:39 Écrit par gorgo | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

Commentaires

Interdiction de sortir des limites... On dit que les extrèmes se rejoignent mais que dire de tous ces partis "centristes" qui finissent par se ressembler tant leur marge de manoeuvre est étroite, il ne leur reste que d'infimes subtilités pour se différencier. Les nantis ne sont plus tous de droite et des hommes de gauche arnaquent des démunis. Gauche et droite "tempérées" n'ont qu'un seul maître et il n'émane pas des urnes

Écrit par : tito | 23/11/2005

*** En effet...
c'est une des raisons qui me fait dire que je ne suis pas socialiste: aussi bien socialisme que libéralisme (économique) me paraissent se baser sur un même principe: le matérialisme. Ils l'abordent sans doute de manière inverse, mais le constat est le même: une négation in fine de l'humain et de ses valeurs, qui laisse sa place à la production ou au bénéfice...
pour répondre à l'avance à ceux qui pourraient invoquer Adam Smith, je prétends que le libéralisme économique tel qu'on le pense aujourd'hui n'a rien à voir avec ce penseur, qui avait, me semble t'il, et en conformité avec son siècle, celui des lumières, une visée humaniste... et pas économique...

Écrit par : gorgo | 24/11/2005

c'est vrai que dans le CE, c'est chou vert et vert chou. pour le droit de regard sur la propriété (la richesse, dis-tu) pas d'accord.
La solidarité? Seulement celle humaine et spontanée, pas celle de l'état.
D'où vient cette idée qu'un patron est forcément un exploiteur???
Si tu me donnes un travail, en vérité on fait un troc: mon savoir-faire contre ton argent; c'est un contrat, on prend ou on laisse mais on doit se respecter.
Juste une note: dans la CE, il n'y a aucune vraie formation libérale qui se respecte. Je ne vois que du socialisme plus ou moins modéré, selon les pays.
Au E-U, c'est plutôt l'inverse: le système est libéral; plus pour les républicains, moins pour les démocrates adulés par la CE mais tout de même très à droite par rapport à la droit européenne.
Ciao, Gorgo et au plaisir.

Écrit par : 1789 | 24/11/2005

*** Bonjour 1789,
tu es toi aussi, à ta façon, un idéaliste...
il faut un droit de regard sur la propriété, au sens d'industrie, usine, entreprise... pour la même raison que le patron est un exploiteur: le vouloir d'une entreprise étant non de fournir un service contre rétribution, mais de faire du bénéfice, le reste en découle: un travailleur qui travaille aux limites de ses capacités de vitesse et de stress coûte moins cher qu'un travailleur qui travaille à son rythme et en respectant sa personnalité; une entreprise qui pourra obtenir le même résultat avec un produit plus nocif mais nettement moins cher choisira la nocivité, au détriment de la santé publique... la notion de bénéfice comme but de l'entreprise est source de dérives que JAMAIS le privé n'endiguera par sa volonté propre... comment imaginer un système de solidarité spontanée là où chaque euro lâché est considéré comme un manque à gagner???
Pour finir, ta théorie du travail comme contrat est intéresante, dans une situation où il n'y a pas 18 ou 22% de chômeurs... dans ce cas là, les employés Volkswagen auraient pu répondre à leurs patrons que si ceux-là comptaient les faire travailler plus pour un salaire plus petit, dans un monde où l'inflation dépasse largement l'index, ils auraient pu répondre: va te faire voir mon gars, moi je pars chez Opel, et toute mon équipe, et toute l'usine avec moi, si pour toi passer un contrat c'est ça... rappelles-nous d'ailleurs de combien de dizaines de pourcents ont augmenté les bénéfices de l'entreprise cette année???
Enfin voilà, je ne m'étale pas plus, nous avons suffisamment controversé ensemble pour connaître nos points de vues respectifs...
Au plaisir Tony...

Écrit par : gorgo | 24/11/2005

la discussion... c'est le début de la solution...
:-)

Écrit par : 1789 | 04/12/2005

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