21/02/2007

une petite sieste?

Le saviez-vous? faire 3 siestes d'1/2h par semaine diminue vos risques de maladie cardio-vasculaire de 35%!!!Voilà qui interpelle! voilà qui me remémore cette magnifique publicité de la Communauté française (à moins que ce ne soit la Région wallonne?): ma santé, c'est notre intérêt.Bien sûr, nos autorités préfèrent stygmatiser le fumeur... c'est tellement plus facile... ma santé, c'est notre intérêt... je vois d'ici le gouvernement, ou donnez lui le nom que vous voudrez, fonction de l'une de nos innombrables entités politiques, je l'imagine donc promulguer une loi qui forcerait le patronnat à installer des lits et obliger (l'autre face d'empêcher) les travailleurs à faire la sieste!Tollé général, levée de bouclier du monde des patrons! L'économie, c'est notre intérêt!! pas question de perdre une minute de travail (des employés/ouvriers: le patron a des responsabilités, ce qui explique qu'à défaut de sieste, il peut se permettre le restaurant, le chauffeur, la gouvernante, la baby-sitter, et le cigare!): les Chinois travaillent 80h par semaine et on devrait en prendre de la graine... ils gagnent une misère et on devrait en prendre de la graine aussi...La sieste pour tout le monde? et pourquoi pas une société ou le simple fait d'être un être humain conférerait le droit à une vie digne?

23:31 Écrit par gorgo dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

19/02/2007

toujours pas compatible avec Firefox les blogs skynet...

Mais bon, ce n'est pas le sujet de ce post...

Je l'avoue: je me la joue...

Si vous préférez, je m'la pète, quoi... vocabulons: je suis le spectateur de mon propre film. Jusqu'au bout: je m'ouvre une bière, histoire de rendre la déscription plus prégnante... mais là, ce n'est pas de l'ajout de scénario, c'est que notre visite dominicale fut un peu arrosée... et pilotage oblige, il a bien fallu stopper net mes appétits bibitifs: il est question de vie et de responsabilité. Alors 4h après, j'ai un peu le brûlant, et plus trop envie de boire. Mais la description réelle du spectateur de son propre film manquerait sans aucun doute son but si l'écrivain ne s'accompagnait de la boisson qu'il ingurgite de soir en soir.

Donc gorgo se la joue: sempiternelle clope au bec, énième bière en face de lui; bureau pas assez encombré de pc, d'écrans, de matériel informatique divers... manqueraient le cendar rempli, les canettes et les verres, la paperasse et les objets moins habituels: lampe de poche, téléphone, planchette et facture à payer depuis 3 mois, ah oui, cela manquerait dans un portrait de l'antre de gorgo.

Que ce soit douce euphorie, ou nostalgie d'un monde n'ayant jamais existé, le tableau reste le même: bureau crasseux, volutes aléatoires, haleine imbibée...

Car il s'agit bien de cela: de joie de vivre, de désespoir, de temps qui passe, et d'objets inertes.

De quoi j'me plains?

Souvenez vous, pélerins de la toile, d'un gorgo qui peut-être était légitimé d'un certain dégoût, paumé dans les idées qui avaient trop de temps pour se former, errant dans les limbes du chômage, s'auto-persuadant qu'avec le boulot reviendraient les beaux jours...

Nostalgie futile et aveuglement automatique de l'âme errante: point focal obligatoire, mouvement finaliste.

De quoi j'me plains? la réponse est un peu trop facile, finalement.

Rien n'a changé. Temporalié exigue que celle de l'homme: l'espèce change autant que la place de mon écran. Heureusement qu'il y a l'histoire.

Départ inverse: la vie est belle!

Une compagne qui non contente d'être intelligente, brille également de beauté, des enfants qui outre leur beauté, brillent d'intelligence. Tout le toutim du parfait petit bourgeois. Le bonheur quoi! Le monde est à moi!

Trop facile là aussi... seuls les simples d'esprit sont heureux... les simples d'esprit sont faciles à reconnaître: il n'y a qu'eux... il reste un peu de travail, de famille, de fratrie, mais ça c'est leur leurre à eux. Ils se reconnaissent facilement. Tenez! je n'ai même pas beosin de vous les décrire: chacun ses simples d'esprit...

Bon, alors, de quoi je me plains? Inutile de rentrer dans les futilités étudiée sous le doux nom de psychologie... chacun ses simples d'esprit, chacun ses petites déviances que les diffuseurs ont si bon de stygmatisé... qu'il serait rassurant de se dire qu'on est un parmi les autres... et là aussi les voix fusent! je les entends... je vous entends... vous les entendez aussi?

Je suis différent moi, j'ai ma personnalité! J'ai les cheveux bleus! et les phares de ma bagnole aussi, ils sont bleus! Et que mes vêtement, je les ai cherché longtemps!

Bon assez! Pas envie de discourir sur cette évidence: le singulier, c'est comme l'universel, on ne le rencontre que dans la tête des simples d'esprit...

Dialectique insurmontable: de quoi j'me plains! la vie est belle!

Homo ecce homo! que l'histoire est lourde à porter... la vie est un souffle... l'histoire un spor d'endurance. De massacres en massacres, je suis devenu petit bourgeois... c'est peut-être de ça que je me plains. Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois! Mais pour régner sur quoi? sur qui? l'histoire c'est comme un morceau de viande dans son cellophane: y a pas de sang de coule... faut arrêter d'être le saigneur, pour montrer les crimes de nos rivaux. Faut montrer patte blanche... comme ce type dans son 4x4: il l'a gagné honnêtement son véhcule costaud comme tout...

On en deviendrait misanthrope, de constater la cruauté humaine, d'imaginer les océans rouges de la dialectique qui nous conduit dans nos chaumières... de quoi j'me plains? d'être un homme?

Et puis, les sens aiguisés par tant de lucidité, les voilà à l'affut... la tristesse, la rancoeur ou la honte rendent plus ouvert au monde que la joie et la stupide euphorie... Le temps passe et l'histoire coule. Rouge, très rouge, elle coule... et puis on repère, parfois malgré nous, des immobiles. Concepts ou objets, ils restent là, ils collent à la vie. Ils s'appellent caudalie, oeuvre d'art, amour même parfois. Ils sont douceurs, ou même légère amertume: juste de quoi éveiller l'attention. Ils sont les clichés du bonheur. Le bonheur ne coule pas, il se montre à la dérobée, il se dévoile au moment où l'on sombre dans la poisseuse histoire humaine. On s'y accroche comme une bouée, et la nausée nous reprend: le mal de sang... mais qu'il se donne par lui-même, au détour d'un musée, au bout d'une fourchette, gravé sur un disque, coincé entre la bouche avide et le sein de sa mère, et tout est rejoué, rejouable. Et on y crois encore! Et on se l'arroge comme un droit, ce non-être qu'est le bonheur, ce symbôle ultime de l'immobilité.

La clope au bec, la bière à la main, le bureau crasseux, avec juste quelques impondérables, pour ne pas oublier le temps... mieux vaut se donner des immobiles quelque peu décevant. Le contraire de la dialectique, c'est le dogmatisme... hommage à mon ami: tu est heureux? tu veux que je t'achève?

 

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