26/02/2013

gorgo revient

J'avais commencé ce blog il y plus de 7 ans maintenant. Ce fut une passion, pleine de revendications, d'exclamations et de dialogues.

6 ans de silence, comme si travailler avait oblitéré le besoin d'écrire. Comme si la colère m'avait quitté quand moi je me débarrassais du chômage, de ses contraintes humiliantes, de son carcan symptômatique d'une société malade et à bout de souffle.

Ce fut plutôt un blocage... un mutisme littéraire presque total, avec une boule qui grossit tellement aux tréfonds de mon être que non content de me défouler sur mes proches, mes amis, je m'autodétruis de plus en plus virulemment.

Alors ça devient une question de survie... il faut que j'écrive. Il y a bien longtemps que j'ai renoncé à te réveiller, toi le Lecteur anonyme, car tu l'es, si dans un passé proche tu m'as suivi... de passage hasardeux, tu auras peut-être inscrit ce blog dans ta lise de lecture, ou pas. De toute façon, l'agitation-propagandisme n'est plus possible comme acte individuel, elle est devenue une profession, et il n'y a que des équipes constituées de sépcialistes, chacun versé dans un domaine particulier, qui sont susceptible d'avoir un impact global sur la société. Soit les politiques et les gens riches.

Rassure- toi, pélerin de la toile, mes paroles sont toujours de fiel, lorsqu'il faut constater à quoi nous, classe moyenne s'appauvrissant avec le temps, sommes conduits, astreints pour l'intérêt de ceux qui nous méprisent. Quand il  me faut observer le cynisme et l'hypocrisie que ceux qui sont chargés de donner l'envie de consommer sont capables de déployer.

La colère est mon nom, je n'ai pas encore réussi à la canaliser. La violence qu'elle engendre, je n'ai pas encore trouvé de moyen sain de l'évacuer, de l'exprimer. Peut-être si, par ce blog... Réveillez-vous! vous hurlais-je à vos oreilles déjà averties.

Toujours est-il que pendant 7 ans je me suis tu. Je me suis perdu. Dans la pensée, je n'ai plus de base, que ma petite expérience d'européen du 21ème siècle, né et éduqué pour servir les seigneurs. Je m'y suis perdu m'y suis noyé. Dans la monomania politique, dans l'alcool, dans les mondes virtuels. Amour de moi-même, être humain amour de l'ivresse, décalage providentiel d'un plan de consistance social écrit avec un certain humour. Humour de Kant. Amour de l'imagination, utilisé désormais à l'unique escient de pouvoir, infiniment, tourner en rond. 100 fois le même circuit automobile, 100 fois le protocole d'un trajet de courte porté en avion, 100 fois tout ce qui m'attire par sa complexité.

Ca devient une question de survie que j'écrive, parce que ves lignes de fuite, je les noie dans l'alcool. 20 ans peut-être que je fuis le monstre que je suis bien malgré moi, et des moyens de plus en plus violent pour continuer de me taire. Le chemin est long... je dois rebrousser ce chemin qui ne mène nulle part. Je dois faire à rebours le chemin, me souvenir sans doute de chaque croisement, me remémorer chaque fois de quelle direction je venais. Décider de quel carrefour je repartirai.

Et la réponse à cette question n'est pas évidente. Il faut pourtant bien la formuler avant de rebrousser chemin, car prendre la route sans destination, c'est prendre le risque de la pensée. De finir... fou, un peu comme le monde de ce stupide film, Retour vers le futur II; est complètement fou parce que le héro a changé le cours du temps...

Et pour la première fois, je suis aller chercher jusqu'aux tréfonds de mes tripes la réponse à cette question redoutable: est-ce que je suis fou? Mon fantôme est la folie, et je l'ai vaincu. J'ai franchi le pas! JE NE SUIS PAS FOU. C'est mon nouveau cogito, Descartes s'en sentait être, ou exister. Moi, je peux désormais me reposer sur ma non folie pour justifier mon existence.

Cher lecteur, je peux à nouveau m'adresser à toi! Gorgo is back...

09:29 Écrit par gorgo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |