01/03/2013

cachetons contre pochetron

Entre addictions multiples et médication lourde, je vogue de Charybde en Scylla


Note pour plus tard: se cachetonner avant de conduire les enfants à l'école... 1h après l'éveil et c'est le premier stress... que chacun n'y mette pas du sien et la situation devient ingérable.
Burn-out sur un triangle infernal dépression-passé d'abusé sexuel-addictions multiples... le moins que l'on puisse dire est que le psy de ce vieux gorgo a de quoi gagner sa vie grâce à moi encore quelques années.

Une chose est d'admettre son alcoolisme, autre chose de rester abstinent... l'annonce d'une soirée forcément très festive me met les nerfs en pelote... cachetons-nous joyeux compagnons! Qu'il est désagréable de devoir ingérer des molécules dont seul le médecin en face de moi connait les réels tenants et aboutissants... ç'a l'est d'autant plus quand depuis plus de 20 ans on s'auto-médique à force d'alcool, de pétards, de café, de clopes, de jeux vidéos, de sexe, de philosophie même.

Facile à dire: il va falloir se débarasser de ses addictions... le problème c'est que ma vie est une série addictions... j'en vois pas le bout, je suis au 37ème dessous... je pensais qu'il n'existatit pas mais la descente aux enfers semble interminable... un mieux n'est que l'annonce d'une rechute encore plus profonde, les prémices d'un désespoir que seuls des cachets abrutissants stoppe temporairement...

J'ai parfois l'impression de me faire duper... je m'en méfie, puisque quelque part je suis LE grand dupé de l'existence... il ne faudrait pas tomber dans la paranoïa... mais bon voilà: je remplace mes drogues favorites par celles indiquées par une personne qui ne se contente pas d'être payé à vouloir mon bien: il représente la société, celle de médecine et celle dans laquelle on vit. Que cherche t'il? une "guérison"? (comme si c'était possible... je ne suis malheureusement un disque dur qu'il suffit de reformater pour qu'il commence enfin à fonctionner sans couacs) L'assurance pour la société que je ne lui nuirai pas? Mais c'est que j'ai envie de continuer à vous chatouiller moi... c'est que j'estime que notre bel occidentalisme est sur une mauvaise voie, que je ne veux pas léguer ça à mes enfants, c'est que vous m'emmerdez à ne voir que l'argent... pauvre ou riche, du fric!

Et voilà qu'après une semaine bien sage pleine de bonne volonté, respectueux sans défaut des diverses posologies, le démon réapparaît, et voilà que je me jette sur un xanax juste pour me dire: ça me fera peut-être passer la journée... le travail me rend fou, l'alcool encore plus, l'ennui de l'oisiveté me pèse tous les jours un peu plus, et pourtant je n'arrive à me bouger les fesses... je devrais faire du ménage, là, plutôt que m'adresser à toi, cher pélerin de la toile... je sais même pas si quelqu'un lit encore les skynet blogs... Je derais prendre le minautore par les cornes, et m'ouvrir des perspectives... et là je fais quoi? j'attends que ça passe, super! comme ça quand je reprends ma vie sociale, j'ai pas avancé d'un hiatus, comme ça dans un an je replonge dans l'alcool et le délire, comme ça je donne comme exemple à mes petits le désespoir indéfectible, la noirceur d'une âme carbonisée par le grand mal à l'âge de l'innocence... comme je voudrais avoir eu le courage il y a tant d'années de souhaiter l'enfer au bourreau, comme j'aurais du le faire souffrir à mon tour... la peur fut mon guide et il n'y a plus que des impasses autour de moi... assumer un cynisme sans fond, ça ne va pas être trop compliqué... il n'y a qu'à allumer son téléviseur et regarder une séance de publicités, sur TF1 de préférence: c'est là qu'elles sont les plus débiles, c'est là qu'on trouve les écueils à faire éviter aux enfants... MAis bon... c'est bien tout ça, me voilà cynique et abrasif comme jamais... j'en fais quoi maintenant?' J'écris à personne, je déverse ma bile sulfirique sur un écran...

Voilà où j'en suis... des personnes que j'aime, et qui m'aiment, s'éloignent inoxérablement... normal allez-vous me dire: se faire insulter de la manière la plus odieuse quand ce gentil gorgo a un verre dans le nez, ce n'est pas sans doute un moteur à l'augmentation de l'amitié... Mais il en reste et je les aime! C'est pour eux que je me calme, mais en bon auto-destructeur que je suis, ça m'amène, abstinence aidant, à me sentir encore plus nul que je le suis... paresseux, bordelique, excessif, cynique au possible... est-ce à ça que je dois me résoudre? C'est quoi le bonheur d'être tout simplement en vie? Comment prévoir un renouveau quand je dois sacrifier mon cerveau au bien-être de la société de consommation? J'ai plus de but ni même d'orientation...

10:24 Écrit par gorgo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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