04/03/2013

Que c'es compliqué de se réveiller

 

Les moments les plus durs de la journée sont l'éveil et l'endormissement. L'éveil surtout, parce que j'ai une série de substance chimiques sensées m'endormir le soir. Ca ne marche pas... au mieux je rejoins mon lit sans les affres de l'angoisses.

 

Le matin est terrible. Ca passe d'habitude inaperçu parce qu'une journée normale est tellement bien remplie que je cours de 6h30 à 20h30, à peu près sans m'arrêter. Mais depuis quelques mois je ne travaille plus ou que partiellement. J'ai tout le temps d'analyser les rêves dont je ne me souviens jamais, tout le temps de me dire que si le monde est beau, la laideur humaine continuera à se répandre aujourd'hui comme hier. J'ai tout le temps de sentir mes manques me tirailler, pas moyen de mettre ma machine à alimenter le cancer humain en marche avant plusieurs cafés, cigarettes, cachetons en tous genre. Il me faut au moins une heure avant d'avoir l'impression de ne plus être cotonneux, de ne plus devoir fumer comme une cheminée, que mon rythme cardiaque se stabilise, que je puisse réfléchir à autre chose qu'au mal-être qui me ronge.

 

Je suis abstinent alcoolique depuis peu (une dizaine de jours, mais plus si je retire les 2 trois verres de l'amitié en bistrot, les 2-3 cuites extrêmes qui chaque fois me coûtent très cher). Avant c'était facile: t'es pas bien? Avec ce que tu t'es enfilé comme bière la veille, c'est normal, non? Le hic c'est que je ne suis toujours pas bien le matin, alcool ou pas.

 

Je suis tellement en marge qu'il m'est difficile de reprendre pied quelque part... je n'ai que trois certitudes: je ne suis pas fou, j'aime ma famille (ma femme, mes enfants, mes frères et sœurs), le suicide n'est pas une option (et j'essaie d'éviter les comportements qui m'amènent au délire).

 

Je repense à mes grands-parents, tu les connais peut-être pélerin de la toile, je pense que le plus beau texte que j'ai laissé sur ce blog leur est dédié. Je crains qu'il n'ait été victime de l'auto-pogrom que je m'étais infligé lorsqu'un soir de désespoir j'avais supprimé toutes mes interventions...

 

Je suis mal le matin, parce que je me réveille tous les jours dans un labyrinthe que longtemps j'ai pris pour un jeu... j'ai dit longtemps? Je voulais dire: que n'a pas pu continuer son travail de sape et de destruction de moi-même toutes les périodes où je ne lui accordais l'importance que d'un jeu. Là, le labyrinthe m'emmerde. Je n'ai pas peur du Minautore: je suis plus fort que lui. Comment un cerveau bovin pourrait surpasser la mien? A moins que le labyrinthe ne m’abrutisse ? Le même paysage partout, du fric à débourser à chaque impasse, le soleil que je ne vois presque jamais…

 

C’est ça la malédiction de ceux qui sont nés au mauvais moment ou au mauvais endroit (social)… un cerveau qui finit par ne plus tourner qu’à vide, des capacités qui chez quelqu’un qui vit dans un réseau de relations trouveront à œuvrer à pleine capacité. Moi mon cerveau ne me sert qu’à cracher ma colère et me rendre fou, petit à petit…

 

Comme ce premier café du jour me semble amer…

 

Je repense à mes grands parents, tu les connais peut-être pélerin de la toile, je pense que le plus beau texte que j'ai laissé sur ce blog leur est dédié. Je crains qu'il n'ait été victime de l'autoprogrom que je m'étais infligé lorsqu'un soir de désespoir j'avais supprimer toutes mes interventions...

Je suis mal le matin, parce que je me réveille tous les jours dans un labyrinthe que longtemps j'ai pris pour un jeu... j'ai dit longtemps? je voulais dire: que n'a pas pu continuer son travail de sape et de destruction de moi-même toutes les périodes où je ne lui accordiat l'importance que d'un jeu. Là, le labyrinthe m'emmerde. Je n'ai pas peur du minautore: je suis plus fort que lui. Comment un cerveau bovin pourrait surpasser la mien? A moins que

12:47 Écrit par gorgo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.