22/03/2013

A la recherche de mes vieux poèmes

Ecoute, mon bon silence
Le chant du troglodyte
Observe bien l’aisance
De ce poète maudit

Les yeux loin dans le ciel
Très loin de la misère
Se promenait untel
Perdu dans ses affaires

Ne voyant le bleu
Ni ne sentant l’air
Errait ce morveux
Brillant homme d’affaires

N’entendait l’éternel
Que par images charnelles
Ne laissait ses affaires
Que pour une femelle

Un jour, audacieux,
Misant sa misère,
Perdit à ce jeu,
Et revint sur terre

Mais sitôt la belle
Sa belle d’alors
Voyant l’éternel
Dans ce qui est or,
S’en allait gaiement
Vers nouvel amant

L’hôte de ce chant,
Seul et sans argent
Regarda le ciel
Un peu plus longtemps

Regarda les arbres,
Les sentit vivants,
Rêva les oiseaux
Dansant dans le vent

Compris l’essentiel
D’une coccinelle
D’une fleur aussi
Ivresse naturelle

Ainsi d’un malheur,
Qu’il voyait comme tel,
Naquit une ardeur
Intellectuelle

Loin de nous, dans une grotte,
Mangeant baies, croquant pommes
Il touche l’éternel
Il naît ici un homme

10:17 Écrit par gorgo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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