29/03/2013

Je suis un indien

Aujourd'hui, je m'en libère. Je sais que ce n'est sans doute pas le dernier, mais je m'en libère !

 

Ca vaut bien un petit texte, ça. Quelques mots pour ne pas oublier. Ce qui me pousse à l'abstinence aussi bien que ce qui a été positif. Ouverture d'esprit, par expérience décalée. Passage obligatoire du philosophe. Substance ou pas.

 

 

 

Abstinence, maladie... mais je sais que j'ai affaire à un produit nocif. Nocif pour moi, qui ai tant de mal à me fixer des limites. Parfait pour un employeur, l'horreur et l'enfer pour ceux qui m'aiment. Pas de limite, no limit... no future ? Excuse courante : l'expérience est un devoir moral. Contre argument évident : c'est la continuation d'une seule expérience que j'expérimente. Pas intéressant... la première: amis nocifs, produits nocifs. Souffrance mal orientée, auto-destruction. Expérience métaphysique, unique.

 

 

 

Avant de m'appeler colère, je m'appelais souffrance. Colère est mon nom, mon nom de guerre, forgé dans les larmes et le désespoir. Souffrance est mon nom de famille. Sang et sueur, perversion et manipulation. Ma vie ne peut être que tragique : s'il n'y avait pas eu de retournement possible, si mon destin mon fatum avait été de m'appeler souffrance, je serais mort depuis longtemps. Le suicide n'est pas une option pour qui a décidé que son nom de guerre serait Colère. Il y a des combats où c'est la haine qui guide mon épée.

 

 

 

Je fume les périodes où souffrance est mon nom. Bien souvent lorsque la colère ne trouve plus de moyen d'expression. Je bois lorsque colère est mon nom. Une déformation de la perception qui permet d'y inclure tous les objets de ma haine sanguinaire.

 

Je bois et je fume pour trouver un méta-équilibre. Un équilibre à long terme. Ce n'est pas une constatation, c'est une induction : perte du contrôle de ma ou mes consommations, dépression, confusion amour/sexe, ...

 

 

 

En fait d'équilibre, je surcharge la balance de chaque côté : fuite en avant. Sur une balance qui pourrait atteindre l'équilibre à partir de 1kg, j'ajoute et j'ajoute de chaque côté afin de rattraper le surpoids déposé de l'autre. Est-ce une surprise ? La balance a cassé...

 

Maladie de l'âme : destruction d'une machine désirante, par excès de carburant...

 

Abstinence : trouver un équilibre qui ne soit pas basé sur des substances ou des comportements nocifs pour moi et ceux qui m'aiment.

 

La société je m'en fous, je lui tourne le dos avec dédain. Ceux qui détiennent le pouvoir ont trahi le contrat social de tout système qui se dit démocratique. La société n'a pas besoin de moi, et je n'ai plus besoin d'elle. Fini de se bousiller artères et neurones à essayer de trouver les compromis qui permettraient à ma personne tourmentée autant que révoltée de composer avec une société qui a bien du mal à garder le cap du mieux pour l'homme. Nous avons échoué, avec notre système économico-politique, à créer une société harmonieuse. Stop ! Je passe à autre chose.

 

Bienveillance ou ignorance sont devenues mes seules modalités de comportement social.

 

 

 

Abstinence, comme le mot fait peur à celui qui a fait de l'excès un semblant de ligne de vie. Sauf que j'en meurs, et que j'en souffre plus qu'en jouis, de mes excès. Sauf que je ne sais plus très bien où se trouvent les frontières du réel et du virtuel. Mondes virtuels, monde virtuel, amours virtuelles, vie virtuelle, mort.

 

 

 

Abstinence à l'extinction de mon désir, et abstinence à l'explosion de haine incontrôlable.

 

Je suis un apache. Je suis un indien... il est temps de reprendre les sentiers de la liberté !

 

10:31 Écrit par gorgo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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