29/03/2013

Je suis un indien

Aujourd'hui, je m'en libère. Je sais que ce n'est sans doute pas le dernier, mais je m'en libère !

 

Ca vaut bien un petit texte, ça. Quelques mots pour ne pas oublier. Ce qui me pousse à l'abstinence aussi bien que ce qui a été positif. Ouverture d'esprit, par expérience décalée. Passage obligatoire du philosophe. Substance ou pas.

 

 

 

Abstinence, maladie... mais je sais que j'ai affaire à un produit nocif. Nocif pour moi, qui ai tant de mal à me fixer des limites. Parfait pour un employeur, l'horreur et l'enfer pour ceux qui m'aiment. Pas de limite, no limit... no future ? Excuse courante : l'expérience est un devoir moral. Contre argument évident : c'est la continuation d'une seule expérience que j'expérimente. Pas intéressant... la première: amis nocifs, produits nocifs. Souffrance mal orientée, auto-destruction. Expérience métaphysique, unique.

 

 

 

Avant de m'appeler colère, je m'appelais souffrance. Colère est mon nom, mon nom de guerre, forgé dans les larmes et le désespoir. Souffrance est mon nom de famille. Sang et sueur, perversion et manipulation. Ma vie ne peut être que tragique : s'il n'y avait pas eu de retournement possible, si mon destin mon fatum avait été de m'appeler souffrance, je serais mort depuis longtemps. Le suicide n'est pas une option pour qui a décidé que son nom de guerre serait Colère. Il y a des combats où c'est la haine qui guide mon épée.

 

 

 

Je fume les périodes où souffrance est mon nom. Bien souvent lorsque la colère ne trouve plus de moyen d'expression. Je bois lorsque colère est mon nom. Une déformation de la perception qui permet d'y inclure tous les objets de ma haine sanguinaire.

 

Je bois et je fume pour trouver un méta-équilibre. Un équilibre à long terme. Ce n'est pas une constatation, c'est une induction : perte du contrôle de ma ou mes consommations, dépression, confusion amour/sexe, ...

 

 

 

En fait d'équilibre, je surcharge la balance de chaque côté : fuite en avant. Sur une balance qui pourrait atteindre l'équilibre à partir de 1kg, j'ajoute et j'ajoute de chaque côté afin de rattraper le surpoids déposé de l'autre. Est-ce une surprise ? La balance a cassé...

 

Maladie de l'âme : destruction d'une machine désirante, par excès de carburant...

 

Abstinence : trouver un équilibre qui ne soit pas basé sur des substances ou des comportements nocifs pour moi et ceux qui m'aiment.

 

La société je m'en fous, je lui tourne le dos avec dédain. Ceux qui détiennent le pouvoir ont trahi le contrat social de tout système qui se dit démocratique. La société n'a pas besoin de moi, et je n'ai plus besoin d'elle. Fini de se bousiller artères et neurones à essayer de trouver les compromis qui permettraient à ma personne tourmentée autant que révoltée de composer avec une société qui a bien du mal à garder le cap du mieux pour l'homme. Nous avons échoué, avec notre système économico-politique, à créer une société harmonieuse. Stop ! Je passe à autre chose.

 

Bienveillance ou ignorance sont devenues mes seules modalités de comportement social.

 

 

 

Abstinence, comme le mot fait peur à celui qui a fait de l'excès un semblant de ligne de vie. Sauf que j'en meurs, et que j'en souffre plus qu'en jouis, de mes excès. Sauf que je ne sais plus très bien où se trouvent les frontières du réel et du virtuel. Mondes virtuels, monde virtuel, amours virtuelles, vie virtuelle, mort.

 

 

 

Abstinence à l'extinction de mon désir, et abstinence à l'explosion de haine incontrôlable.

 

Je suis un apache. Je suis un indien... il est temps de reprendre les sentiers de la liberté !

 

10:31 Écrit par gorgo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/03/2013

A la recherche de mes vieux poèmes

Ecoute, mon bon silence
Le chant du troglodyte
Observe bien l’aisance
De ce poète maudit

Les yeux loin dans le ciel
Très loin de la misère
Se promenait untel
Perdu dans ses affaires

Ne voyant le bleu
Ni ne sentant l’air
Errait ce morveux
Brillant homme d’affaires

N’entendait l’éternel
Que par images charnelles
Ne laissait ses affaires
Que pour une femelle

Un jour, audacieux,
Misant sa misère,
Perdit à ce jeu,
Et revint sur terre

Mais sitôt la belle
Sa belle d’alors
Voyant l’éternel
Dans ce qui est or,
S’en allait gaiement
Vers nouvel amant

L’hôte de ce chant,
Seul et sans argent
Regarda le ciel
Un peu plus longtemps

Regarda les arbres,
Les sentit vivants,
Rêva les oiseaux
Dansant dans le vent

Compris l’essentiel
D’une coccinelle
D’une fleur aussi
Ivresse naturelle

Ainsi d’un malheur,
Qu’il voyait comme tel,
Naquit une ardeur
Intellectuelle

Loin de nous, dans une grotte,
Mangeant baies, croquant pommes
Il touche l’éternel
Il naît ici un homme

10:17 Écrit par gorgo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/03/2013

Relâchements

 

10:00 second joint. Parti avec l’intention de ne pas fumer de la journée. Je sens le couperet qui va tomber : pas de shit ! pas de beu ! drogues interdites !, alcool, shit, mêmes déchets au final, mêmes comportements frénétiques… Passer une vie entière dans la sobriété, devenir un vieux monsieur sérieux comme sont sérieux tous ceux-là qui pensent que le grand cirque universel a un sens, et que s’ils défaillent, le sens va changer…

Garder l’esprit bien en éveil, et assister, dépité, désabusé, aux clowneries, et acquiescer quand celui qui a les plus longues pantoufles me regarde dans les yeux, protégé qu’il est de son masque, et me dit, d’un ton grand seigneur, que tout ça c’est très sérieux ! Que ma vie je la lui dois, à toute cette sériosité.

Sobre à en perdre la raison, faire semblant qu’il y a une différence entre sobriété et ivresse, que la société n’est pas la plus dure des drogues. Que carburer au boulot, au café, à la télévision et aux vacances, c’est pas de la drogue ça, c’est le chemin des gens de bien, de ceux qui vont dans le sens qui est le meilleur pour tous ! Feindre d’ignorer que ue n’importe quelle influence n’est pas une drogue, qui artificiellement fixe les choses et les esprits… alors que tout est mouvement, que tout est continu, que je pourrais vivre en gorille si un clan m’avait adopté… que je vivrais dans une cabane de bambou à siroter de l’alcool de riz si j’étais né sous le levant…

Que reste-t-il devant soi lorsqu’on est arrivé à la conclusion qu’il n’y a de véritable pays que l’Absurdie ?

Que le voyage soit tout du moins agréable, et que les paysages soient beaux, si la beauté est ce qui rend mon pèlerinage désirable. Parce que s’arrêter, ce serait mourir. Purement ou, et c’est le pire, symboliquement. Je suis au moyen-âge de la pensée. J’ai besoin de m’arrêter parce que je sais qu’inlassablement il me faut reprendre le chemin, et qu’à fuir les croisements, je me retrouverai tel ces héros grecs pris dans d’éternels tourments. Si l’unique chemin que je choisis est celui de la destruction, j’aurai beau faire demi-tour, j’en demeurerai sur ce chemin. Je brouille les cartes tant que je peux, je fuis le droit et le rigide, et si je m’arrête quelque part, c’est au milieu d’un carrefour.

Je dois bien le confier, la drogue et l’influence m’ont orientées vers la philosophie. La drogue par le sentiment de décalage par rapport à un état normal de la conscience. L’influence par ce que la drogue a insufflé dans ce décalage. Des histoires d’amour, de pensée, des questions profondes abyssales même. Apprentissage du raisonnement, de la raison, de la recherche de sagesse de, par et vers la drogue. Circuit autistique dont le parcours, si tout cela n’était pas pur délire sous influence de drogues, aura duré plus de 20 ans. Le vieux prisonnier est désormais libre. Mais il a passé 25 ans en prison, un monde en soi, régulé, régulier, jusque dans les codes guerriers, de manière complètement immanente. Déjà le soleil l’aveugle, tellement son rayonnement se dévoile enfin… dans son souvenir, le soleil était le ême qu’en prison. Ce qui est logique. Il n’y a qu’un soleil. Le soleil devait donc être gris comme une grille de prison. Et le voilà qui brille de la liberté, et que, lorsque vieux gorgo retrouve la vision, il ne reconnait plus rien. Sa liberté ne sera que factice : il lui faut, d’abord, comprendre ce qui l’entoure…

Carrefour à arrêt… 10 :30 : troisième joint, celui de la sieste.
10 :31, question : pourquoi cette frénésie ? pourquoi cherché-je en toute circonstance l’épuisement total ? Métaphore de mon état psychique ? Manière de me donner l’autorisation d’être fatigué ?

 

10:34 Écrit par gorgo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Agir

 

J’en ai ras-le-bol de ne pas arriver à me bouger l’arrière-train ! Je tourne comme lion en cage, sauf que lui, il sait ce qu’il veut : sortir de sa cage… moi j’en sais rien, je n’en sais plus rien, je nage dans les limbes, je m’évapore dans les fumées bleues de l’indécision. Je m’éteins.
Je n’ai pas de passion, pas de philosophie, pas de religion, je n’ai pas de dieu et je ne supporte pas les maîtres. J’en arrive à douter de mes capacités à aimer… Il faut réagir ! oui ! Comment ? Comment retrouver ma route ? Pas de plan, pas de carte, pas de GPS, aucune destination, juste le ballotage du bateau ivre… poètes et artistes peuvent invoquer leur vocation pour expliquer leur sur-place social, moi je n’ai que des failles à présenter à mes congénères…

Mélancolie du paresseux. Mes gènes ont oublié que le travail fait vivre… parasite philosophe…

Je ne parviens pas à pointer les vraies questions. Douleur de ne pouvoir s’orienter dans la pensée, honte d’échouer à briser cette coquille qui m’enferme dans mes délires de toxicomane… Comme je peux m’activer pour un peu de shit ! Comme je remue terre et ciel pour une course virtuelle ! L’impasse mène à des impasses… mais quelle était la première ? Je dois trouver ! Sinon je deviendrai un monstre. Un zombie, un automate qui marche parmi vous mais demeure coincé dans le petit univers d’une tête abrutie… Est-ce vraiment vers ça que je veux aller ? Lâcher prise complètement, pour finir dans la rue ou dans un asile ? Remplacer toutes mes addictions par des médicaments uniquement ? Je me vide de plus en plus vite, la réalité me rattrape et est autrement plus compliquée à contrôler que quelques médiocres phantasmes… Je fuis à toutes jambes, je ne veux pas me laisser prendre au piège par mes démons et je me sens incapable d’affronter la réalité autrement qu’en me corrompant de part en part. ET je ne sais pas ce que je fuis, et j’ignore s’il existe quelque part dans ce tout petit monde une place où je pourrais m’arrêter le temps de faire opérer la subtile alchimie de l’idée et de l’étant…

Agir bordel ! Agir !  

10:00 Écrit par gorgo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/03/2013

Carrefours vitaux

 

Je suis donc dans la situation où il m'est nécessaire de faire un choix.

 

Je ne peux que constater un fourvoiement qui m'entraîne dans des impasses. Je ne peux pas me contenter de supprimer l'origine de mon égarement, retirer cette racine qui envenime le reste de mon être. Je dois aussi déterminer une nouvelle direction à prendre. C'est ce choix qui m'est nécesaire.

 

Je ne vois comme d'habitude que deux possibilités: une absolue, une infinie..

 

Soit je recommence tout à zéro. Possiblement oubliés, femme et enfants, carrière et réseaux, je prends la posture de Descartes, et à partir de cet angle d'attaque: "Je ne suis pas fou, j'aime ma femme et mes enfants, le suicide n'est pas option", je me redéploie. J'ai alors tout intérêt à lire sérieusement Spinoza et les structuralistes. Spinoza pour sa méthode, le constructivisme pour nourrir la méthode.
Ca c'est le choix absolu. Je pars de 3 principes clairs et distincts, et je les conjugue dans la vie de tous les jours, et comme ça je chemine rationnellement dans ma courte existence d'animal à peine évolué... J'accepte néanmoins le postulat que le monde et la partie non rationnelle de mon être sont aléatoire, n'obéissent pas à a rationalité, mais à des lois propres qu'il s'agit de découvrir. D'où un intérêt pour le structuralisme...

 

La deuxième possibilité, c'est de pointer des moments critiques de mon existence, les bifurcations que j'ai prises dans la vie, d'analyser lesquels de ces moments (arriver, sur le chemin, sur un y) ont été négociés et aiguillés vers une direction qui participe de mon fourvoiement.
Méthode psychanalytique, je suppose... Avec un problème redoutable: je suis né avec la tare de l'inceste inscrite, si pas dans mes gènes, dans mon éducation. Depuis le sein maternel.
Je m'imagine mal régresser à un stade de croissance dont mon plus jeune fils de 3 ans et demi n'a sans doute lui-même déjà plus le souvenir...

 

Trêve de plaisanterie (les psychanalystes sont comme Kant pour Deleuze: d'excellents humoristes...), en restant lucide sur les possibilités concrètes de changement que je peux donner à mon existence, c'est-à-dire, si vous préférez, en composant avec cette saloperie de société néo-libérale une vie digne pour moi et les miens, je pense que le moment critique le plus intéressant dans mon histoire a été notre décision à M. et moi avec notre petite A. de déménager de la cité vers le village. Projets plein la tête, tête d'ailleurs fraîchement sortie de l'Alma Mater et par là assez sûre de son fonctionnement. Embrumée cependant de fumée bleue. Reflets irisés où grisâtre selon l'humeur, déjà malade mais à l'insu de mon plein gré. Mais géré de manière assez saine. Libre de la peur de voir ses biens diminuer (Acheter une maison plus petite, renoncer à offrir une formation universitaire à mes enfants…), 27 ans, l’âge d’or physique de l’être humain. Mais si le moment paraît propice, ce n’est qu’en apparence, ce n’est que le souvenir de ce qui est désormais un total non-être. Le moment m’offrait des possibilités, mais j’étais déjà gangréné, quelque part, et il s’agit alors de redescendre du tronc que je veux conserver vers les racine, puis les radicules pourries. Travail de fourmi. Virtuellement infini…

 

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07/03/2013

Gorgure

 

Plus bas que jamais. Il paraît que la dépression est la pire lorsqu’elle est mélancolique. J’ai au moins cette chance de ne pouvoir me rattacher qu’à très peu de bons souvenirs. C’est le privilège des freaks, des anormalités… pensez… les conséquences funestes de l’angoisse constante et lancinante d’être le fils de sa mère et de son grand-père maternel… question délirante puisque depuis longtemps je détiens les preuves que non.

Question qui ne peut certes se poser que bien tard, lorsque l’appareillage conceptuel est assez développé. Gorgo se cache et c’est normal : ce n’est pas qu’il a eu un problème de négociation de son oedipe, c’est qu’il est Oedipe. Peu importe la vérité biologique… l’idée suffit. Chaque personne rencontrée soulève le même problème : est-ce que je me présente d’emblée comme victime d’abus sexuels incestueux, multi-dépendant: alcool, haschich, jeux vidéo, sexe.. déviant quand l’idée, issue de ma bonne volonté, qui sous-tendait la subversion se noie dans les affres du doute le plus hyperbolique ? Freaks, singe, bête de foire : l’exemple de ce que devient celui qui n’a pu se défaire de ses démons.
Ou alors je le cache et d’emblée, dès la première rencontre, les premiers échanges sont mensongers. Charybde et Scylla… Comment ai-je tenu si longtemps sans devenir complètement schizo ? En fait je le suis, mais uniquement dans l’ivresse. Enfin, je me raccroche à cette idée, disons... je fais confiance à mon psychiatre pour en juger et me proposer les solutions chimiques existantes. Après tout, ça fait 25 ans que je me drogue de toutes les manières imaginables...

L'alcool est le pire. Il me rend complètement fou. Malheur alors à qui je croise. Et fatalement, le plus souvent, les premiers à se trouver devant moi sont mes proches. Violence. Insultes. Injustice absolue… gorgo n’est pas que le finalement gentil chef des êtres qui peuplent le noyau poubellesque de la terra de l’Incal… il est aussi cet horrible et gigantesque Godzilla. Godzilla en série B, créature grossière et totalement inadaptée, fruit d’une imagination sans doute imprégnée d’alcool, concrétisé par de pauvres hères qui grèvent leur CV d'un bien piètre film …

Gorgo, Gorgure… je n’en reviens pas que des gens m’aiment. Il paraît qu’au fond de moi je suis quelqu’un de bien. Je ne vois que médiocrité et faiblesse. 20 ans de coqerie, à réellement m’imaginer que si je ne suis pas au sommet du domaine que j’ai choisi de conquérir, c’est parce que je ne suis pas né dans un réseau qui aurait pu m’y porter. Orgueil de l’intellectuel qui peut prétendre que la corruption du monde l’a de fait exclu des sphères influentes de l’espèce humaine. Alors qu’en fait, je n’ai pas de domaine à conquérir. Que ma paresse m’a tout simplement empêché d’atteindre le niveau de rigueur d’un travail collectif, alors qu’aveuglé par des chimères évanescentes, j’ai pris pour des centres d’intérêt les domaines dans lesquels, simplement, j’avais la capacité, à force de volonté et de travail, d’exceller (les 138 de QI, ce n’est pas moi qui les ai inventés). Que j’ai pour passions des sentiments et des activités, corporelles ou intellectuelles, qui étaient au début probablement destinés à me diriger vers une certaine stabilité mentale. Sauf qu’à se fourvoyer dans la passion, la pratique, la consommation deviennent frénétiques… complètement schizo, je vous dis…

Médiocrité du borgne… je ne vois que d’un œil. Alors que j’en ai trois… Un salopard m’a crevé le 3ème œil. Crevure. Ainsi appellerai-je désormais mon grand-père qui avait l’outrecuidance de se faire nommer bon-papa. Une bonne pipe, bon-papa ?

Mon troisième et désormais éternellement crevé œil s’est infecté, la pourriture s’est étendu jusqu’à celui qu’utilise le cerveau pour émotionner, et il a pourri… de mon œil pourri je ne vois plus que ce qui est compatible avec la pourriture. Que c’est beau le porno, que c’est chouette l’alcool, qu’est-ce que vous êtes laids…

Heureusement, il m’en reste un.

Accepter ma médiocrité comme le résultat d’une maladie contaminée lors d’une blessure irrémédiablement handicapante.

Difficile d’être de bonne humeur dans ces conditions, vous ne trouvez pas ?

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04/03/2013

Que c'es compliqué de se réveiller

 

Les moments les plus durs de la journée sont l'éveil et l'endormissement. L'éveil surtout, parce que j'ai une série de substance chimiques sensées m'endormir le soir. Ca ne marche pas... au mieux je rejoins mon lit sans les affres de l'angoisses.

 

Le matin est terrible. Ca passe d'habitude inaperçu parce qu'une journée normale est tellement bien remplie que je cours de 6h30 à 20h30, à peu près sans m'arrêter. Mais depuis quelques mois je ne travaille plus ou que partiellement. J'ai tout le temps d'analyser les rêves dont je ne me souviens jamais, tout le temps de me dire que si le monde est beau, la laideur humaine continuera à se répandre aujourd'hui comme hier. J'ai tout le temps de sentir mes manques me tirailler, pas moyen de mettre ma machine à alimenter le cancer humain en marche avant plusieurs cafés, cigarettes, cachetons en tous genre. Il me faut au moins une heure avant d'avoir l'impression de ne plus être cotonneux, de ne plus devoir fumer comme une cheminée, que mon rythme cardiaque se stabilise, que je puisse réfléchir à autre chose qu'au mal-être qui me ronge.

 

Je suis abstinent alcoolique depuis peu (une dizaine de jours, mais plus si je retire les 2 trois verres de l'amitié en bistrot, les 2-3 cuites extrêmes qui chaque fois me coûtent très cher). Avant c'était facile: t'es pas bien? Avec ce que tu t'es enfilé comme bière la veille, c'est normal, non? Le hic c'est que je ne suis toujours pas bien le matin, alcool ou pas.

 

Je suis tellement en marge qu'il m'est difficile de reprendre pied quelque part... je n'ai que trois certitudes: je ne suis pas fou, j'aime ma famille (ma femme, mes enfants, mes frères et sœurs), le suicide n'est pas une option (et j'essaie d'éviter les comportements qui m'amènent au délire).

 

Je repense à mes grands-parents, tu les connais peut-être pélerin de la toile, je pense que le plus beau texte que j'ai laissé sur ce blog leur est dédié. Je crains qu'il n'ait été victime de l'auto-pogrom que je m'étais infligé lorsqu'un soir de désespoir j'avais supprimé toutes mes interventions...

 

Je suis mal le matin, parce que je me réveille tous les jours dans un labyrinthe que longtemps j'ai pris pour un jeu... j'ai dit longtemps? Je voulais dire: que n'a pas pu continuer son travail de sape et de destruction de moi-même toutes les périodes où je ne lui accordais l'importance que d'un jeu. Là, le labyrinthe m'emmerde. Je n'ai pas peur du Minautore: je suis plus fort que lui. Comment un cerveau bovin pourrait surpasser la mien? A moins que le labyrinthe ne m’abrutisse ? Le même paysage partout, du fric à débourser à chaque impasse, le soleil que je ne vois presque jamais…

 

C’est ça la malédiction de ceux qui sont nés au mauvais moment ou au mauvais endroit (social)… un cerveau qui finit par ne plus tourner qu’à vide, des capacités qui chez quelqu’un qui vit dans un réseau de relations trouveront à œuvrer à pleine capacité. Moi mon cerveau ne me sert qu’à cracher ma colère et me rendre fou, petit à petit…

 

Comme ce premier café du jour me semble amer…

 

Je repense à mes grands parents, tu les connais peut-être pélerin de la toile, je pense que le plus beau texte que j'ai laissé sur ce blog leur est dédié. Je crains qu'il n'ait été victime de l'autoprogrom que je m'étais infligé lorsqu'un soir de désespoir j'avais supprimer toutes mes interventions...

Je suis mal le matin, parce que je me réveille tous les jours dans un labyrinthe que longtemps j'ai pris pour un jeu... j'ai dit longtemps? je voulais dire: que n'a pas pu continuer son travail de sape et de destruction de moi-même toutes les périodes où je ne lui accordiat l'importance que d'un jeu. Là, le labyrinthe m'emmerde. Je n'ai pas peur du minautore: je suis plus fort que lui. Comment un cerveau bovin pourrait surpasser la mien? A moins que

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01/03/2013

révolte

Bref, je ne vois plus qu'un solution: la révolte... mais en cette matière, je suis comme vous, pélerins de la toile, je ne m'y résoudrai que lorsque le mouvement sera global. Ca me hérisse de voir les syndicats appeler à des soit-disant manifestations, soumises à approbation des autorités, soigneusement organisées avec un horaire et un trajet non négociables. Vous voulez que je vous dise: je suis ministre, je suis patron, et je regarde ces défilés avec le plus grand mépris: moutons jusque dans la colère...

Ce qu'il faut, c'est s'unir! Pas seulement les syndicats (qui par ailleurs, réclamant à tue-t^te une augmentation du poivoir d'achat, ne font finalement qu'accréditer la thèse que la capitalisme consumériste est la forme la plus aboutie de l'humanité)... Les travailleurs ont de quoi lancer des pavés, les indépendants et petites entreprises ont les meilleures raisons de lyncher ces puissants devenus complètement illettrés, incultes, inconscients de leur bêtise et du mal qu'ils nous font. Chaque parent, également, devrait se soulever contre le système: l'avenir qu'on prépare à leurs enfants ressemble à celle des cerfs du moyen-âge...

Si comme moi vous n'avez pas le courage de vous affirmer tant que vous ne serez pas assuré que des choses seront mises en place pour que nous, les damnés de la terre, puissions passer nos journées dans les rues, pavées de préférence, plutôt que de bouloter à verser toujours plus de dividendes à des animaux qui ont déjà de quoi faire vivre les 100 prochaines générations de leur caste, alors faite comme ce que je devrais faire: sortir du système, vivre de débrouillardise, créer des réseaux composer uniquement de personnes qui se veulent du bien et du mieux les uns aux autres.

Merde au système!

10:44 Écrit par gorgo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

cachetons contre pochetron

Entre addictions multiples et médication lourde, je vogue de Charybde en Scylla

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10:24 Écrit par gorgo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |